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Une 11e édition du LuxFilmFest hybride et aménagée



La programmation de la 11e édition du Luxembourg City Film Festival a été présentée. (Photo: Nader Ghavami)

La programmation de la 11e édition du Luxembourg City Film Festival a été présentée. (Photo: Nader Ghavami)

Le Luxembourg City Film Festival a présenté la programmation de sa 11e édition, une édition marquée par une crise sanitaire encore présente, qui force à réaliser des aménagements, dont des séances en ligne et l’absence d’invités internationaux.

Une fois encore, la programmation du Luxembourg City Film Festival s’annonce riche et pleine de belles découvertes cinématographiques. Toutefois, la crise sanitaire oblige à quelques remaniements pour permettre au public d’assister à ce festival, qui, année après année, ne cesse de grandir et d’affirmer sa place d’incontournable dans le calendrier culturel du Luxembourg.

C’est ainsi que les films seront diffusés en salle, si les conditions sanitaires le permettent, mais aussi online, qu’aucun invité international ne sera présent cette année et que la sélection des films a dû être aussi un peu aménagée en raison d’une industrie du cinéma bousculée dans ses habitudes au cours de cette année.

Un enthousiasme indéfectible

Après une édition 2020 interrompue au début de la crise sanitaire, le LuxFilmFest 2021 sera bel et bien là, alors que nombre d’événements sont encore à ce jour reportés au fur et à mesure. Il faut reconnaître que ce festival doit beaucoup à l’enthousiasme et à la persévérance de l’équipe organisatrice, dont les efforts ont été largement salués, notamment par le président du festival, Georges Santer, à l’occasion de la conférence de presse de présentation de cette édition.

La ministre de la Culture, Sam Tanson (Déi Gréng), a, quant à elle, rappelé qu’à ce jour, le Luxembourg est actuellement un des rares pays en Europe où il est encore possible d’aller au cinéma et espère que la situation en mars le permettra encore. La bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Lydie Polfer (DP), a par ailleurs souligné l’importance de cet événement qui anime habituellement la ville pendant une dizaine de jours, et que l’absence d’invités internationaux et de spectateurs étrangers représentera tout de même un manque à gagner économique pour les commerçants de la ville.

Des aménagements pour répondre à la situation sanitaire

Parmi les plus grands défis qu’a dû relever l’équipe du festival cette année, il y a la question de la diffusion des films dans les salles de cinéma. Afin de garantir un maximum de visibilité aux œuvres sélectionnées, le festival a choisi dès le mois de novembre de réaliser une édition hybride, avec une partie en présentiel – si cela reste possible – et une partie à distance, grâce à la collaboration mise en place avec Festival Scope et Shift72 . Pour répondre au mieux à ces conditions exceptionnelles, Kinepolis, partenaire du festival, met à disposition un nombre plus important de salles, ce qui permet l’organisation de 115 séances en salle.

Pour la partie online, la négociation des droits n’a pas été toujours aisée. L’équipe a quand même réussi à obtenir les droits pour l’ensemble de la sélection officielle. D’autres films viendront s’ajouter à cette sélection.

Par contre, le festival a pris la décision de ne programmer aucun invité étranger cette année. Pas de stars internationales, donc, mais la programmation n’en reste pas moins riche.

Par ailleurs, la présentation d’œuvres en VR, qui rencontre un succès toujours croissant, a dû être complètement repensée puisque ces installations ne sont pas compatibles avec les gestes barrières contre le Covid-19. En collaboration avec le Centre Phi de Montréal, une présentation de six œuvres à 360° sera quand même maintenue à Neimënster, et une nouvelle offre de location d’œuvres VR, le «VR to Go», est proposée.

Une programmation prometteuse

L’ouverture du festival se fera avec la présentation de «Nomadland» de Chloé Zhao, récompensé par le Lion d’Or à la dernière Mostra de Venise. «The United States vs Billie Holiday» sera diffusé pour la soirée de remise des prix, et la soirée de clôture sera l’occasion de découvrir «There Is No Evil», Ours d’Or à la dernière Berlinale.

Dans les films hors compétition, notons «De nos frères blessés», avec Vicky Krieps et Vincent Lacoste, «American Utopia» de Spike Lee ou encore l’organisation d’une séance en deux volets autour de Tilda Swinton avec le court métrage «The Human Voice» de Pedro Almodóvar et le film de science-fiction «Last and First Men».

La sélection made in/with Luxembourg permettra de découvrir le film également sélectionné à la Berlinale 2021, «Bad Luck Banging or Loony Porn».

Pour la sélection officielle, huit films sont en compétition, dont «Quo Vadis, Aida?», qui est shortlisté pour les Oscars, mais aussi «Air Conditioner», «Aristocrats», «Becoming Mona» ou «The Wolves».

Du côté des hommages, William Friedkin («French Connection») recevra un Lifetime Achievement Award à l’ouverture et fera l’objet d’une rétrospective. Un hommage sera également rendu à Terry Gilliam au moment de la remise des prix, qui a promis de venir au Luxembourg dès que les conditions sanitaires le permettront.

Sans oublier les rendez-vous habituels (soirée Crème Fraîche, les séances des partenaires, les Industry Days, les ateliers…) et la programmation jeune public .

Notons également la séance en partenariat avec Paperjam Architecture + Real Estate le 11 mars, qui sera l’occasion de découvrir le documentaire «Frank Gehry: Building Justice» , suivi d’une table ronde sur la construction de la nouvelle prison au Luxembourg animée par Céline Coubray , rédactrice en chef de Paperjam Architecture + Real Estate (également auteure de cet article), et la projection du documentaire «Gunda»  le 5 mars, qui sera suivi d’une table ronde animée par Nicolas Léonard , rédacteur en chef de Paperjam.lu.

L’ensemble de la programmation et les pass, pour les séances online et en présentiel, sont disponibles sur le site du festival dès le 12 février.