POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Quel avenir après la deuxième fermeture forcée?

L’OGBL craint une hécatombe dans l’horeca



Les bars et restaurants traversent leur deuxième fermeture forcée depuis le début de la crise sanitaire. (Photo: Archives Maison Moderne)

Les bars et restaurants traversent leur deuxième fermeture forcée depuis le début de la crise sanitaire. (Photo: Archives Maison Moderne)

Le syndicat propose d’entamer des négociations pour un plan de maintien dans l’emploi sectoriel avec les ministres compétents et la fédération Horesca.

Contraints à une deuxième fermeture forcée depuis le 26 novembre, les restaurants et cafés traversent pour le moment une phase d’incertitude quant à leur réouverture et leur pérennité dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19.

L’OGBL redoute «une hécatombe dans un secteur qui emploie plusieurs dizaines de milliers de salariés au Luxembourg», selon un communiqué diffusé ce mercredi.

Car avec deux fermetures administratives imposées et une baisse de l’activité marquée entre les deux confinements sur fond de respect des mesures de distanciation sociale et de chute de la confiance des clients, le tout couplé à des frais engrangés pour se mettre en conformité avec les exigences sanitaires, comme l’achat de séparations en plexiglas, l’ardoise est plutôt salée pour le secteur.

Un «horecadësch» au menu

S’il salue l’existence d’aides financières, le syndicat déplore que ces soutiens ne soient pas conditionnés à une garantie de maintien dans l’emploi dans le secteur.

Voilà pourquoi l’OGBL propose sa recette: un «horecadësch» composé de toutes les parties prenantes pour discuter ensemble d’un plan de maintien dans l’emploi sectoriel.

Son comité sectoriel a décidé de demander une seconde entrevue avec les représentants de l’Horesca et les ministres compétents dans la foulée de la réunion de ce lundi 11 janvier. Quant au gouvernement, il maintient, pour l’heure, la fermeture des restaurants et cafés au moins jusqu’au 31 janvier 2021. Le secrétaire général de la fédération Horesca,  François Koepp , confiait la semaine dernière ne pas s’attendre à une reprise avant mi-février .