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Octobre Rose



Octobre Rose, mois de sensibilisation aux cancers du sein. ® Candriam

Octobre Rose, mois de sensibilisation aux cancers du sein. ® Candriam

À l’occasion d’Octobre Rose, mois de sensibilisation aux cancers du sein, Rudi Van Den Eynde, Head of Thematic Global Equity, fait le point sur la maladie. Il se félicite de voir une innovation pharmaceutique toujours très forte, portée par une meilleure compréhension de la maladie.

Quels sont les travaux scientifiques les plus prometteurs?

La recherche offre désormais une meilleure compréhension de la signature génétique des cancers. C’est la porte de la médecine personnalisée et du développement de médicaments très spécialisés. L’Herceptin® du laboratoire Roche a été le premier marqueur de cette révolution, en transformant le pronostic du cancer du sein HER2 positif, qui est l’un des plus agressifs. Mais pour les autres aussi, de nouvelles alternatives remplacent, ou complètent, progressivement la chimiothérapie. Les cancers héréditaires BRCA sont également mieux pris en charge, tout comme ceux plus avancés à un stade métastasique, ou qui ne répondent plus au traitement standard. Des recherches prometteuses sont aussi menées en immunothérapie, avec l’objectif de stimuler le système immunitaire pour mieux comprendre la tumeur.

Le cancer du sein en chiffres ® Candriam

Le cancer du sein en chiffres ® Candriam

Le prix de ces traitements innovants augmente cependant très vite, et explose même pour certains… 

C’est le coût de la médecine ciblée. Jusqu’au début des années 1990, les nouveaux traitements s’adressaient essentiellement à de vastes populations de patients. Les cancers étaient traités tant bien que mal par chimiothérapie. Mais depuis, la recherche a montré qu'il n'existait pas un cancer du sein unique, mais plusieurs types qui doivent être traités avec des médicaments différents. Et certains cancers très rares ne concernent que quelques dizaines de milliers de patients à travers le monde... La biotechnologie nous donne les armes pour les combattre, mais cela veut aussi dire que chaque médicament développé ne pourra être prescrit qu'à un nombre limité de malades. En revanche, les coûts de R&D continuent de croître, donc, forcément, les prix augmentent dans un marché plus fragmenté. Bien sûr, il ne faut pas être naïf, et les négociations entre les autorités de santé et les laboratoires sont essentielles pour réguler les prix, tout comme la compétition intense que se livrent les laboratoires. De plus, il ne faut pas oublier que ce sont les médicaments sur le marché qui permettent de financer l'innovation de demain. Enfin, lorsque les brevets tombent au bout de 10 à 12 ans après leur autorisation de mise en marché, la concurrence des génériques et des biosimilaires devient très forte, et les prix chutent. Au final, je trouve le système plutôt efficient et porteur des investissements nécessaires pour relever les futurs défis.

Les investisseurs privés ont aussi leur rôle à jouer dans ce système, en finançant les projets les plus prometteurs. Sont-ils toujours bien au rendez-vous?

Si l'on regarde en amont, dans le capital-risque, il y avait, par le passé, certains manques, et les sociétés devaient se livrer à une intense compétition pour attirer les investisseurs, surtout en Europe. Ça n’est plus le cas. Aujourd’hui, les sociétés disposent des fonds nécessaires pour leurs travaux. Celles qui ont la bonne innovation n'ont aucune difficulté à la financer. D'où l'importance aussi pour les investisseurs de mener une évaluation approfondie des projets qu'ils vont subventionner, quel que soit le type de sociétés (cotée ou privée), en s'appuyant sur des experts reconnus. C'est ce que nous proposons chez Candriam, avec notre équipe de «scientifiques-investisseurs» et nos modèles exclusifs de valorisation, qui font leurs preuves depuis près de 20 ans désormais.

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