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Objectif «Net Zero»



S’il incombe aux gouvernements de mener l’effort collectif, les investisseurs disposent des outils, et du capital, pour faire une réelle différence. (Photo: Lyxor ETF)

S’il incombe aux gouvernements de mener l’effort collectif, les investisseurs disposent des outils, et du capital, pour faire une réelle différence. (Photo: Lyxor ETF)

À moins de réduire drastiquement nos émissions de carbone, nous allons au-devant de graves dérèglements climatiques. S’il incombe aux gouvernements de mener l’effort collectif, les investisseurs disposent des outils, et du capital, pour faire une réelle différence.

Les raisons de la course à la carboneutralité

Si l’humanité doit stabiliser la hausse de la température mondiale due à l’Homme, peu importe le niveau de température choisi comme plafond, que ce soit 2°C ou 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, les émissions de gaz à effet de serre devront tôt ou tard être ramenées à zéro, faute de quoi la température mondiale ne cessera jamais d’augmenter.

Par rapport à un objectif de 1,5°C, force est de constater que le phénomène est déjà bien engagé. En effet, les températures actuelles sont supérieures de 1°C en moyenne à celles de l’ère préindustrielle – calculées sur la période de référence de 1850 à 1900, qui est la «période la plus récente au cours de laquelle des observations ont été effectuées pratiquement dans le monde entier».

Si la hausse des températures est déjà une réalité, la neutralité carbone peut permettre de limiter le réchauffement mondial de telle sorte que son impact sur le climat soit le plus faible possible, ce qui explique la «course à la carboneutralité».

Objectif «Net Zero»: la course à la carboneutralité

·       Pays

Plusieurs pays semblent se livrer une course à la carboneutralité. L'Allemagne en fait partie: en mai, le gouvernement allemand a annoncé son intention de réduire les émissions du pays de 65% d’ici 2030, de 85-90% d’ici 2040, pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2045. L’Allemagne est, de longue date, le plus gros émetteur de CO2 d’Europe, et le pays aspirait jusqu’ici à réduire son empreinte carbone de 55% d’ici 2030 et à viser la neutralité d’ici 2050. Parmi les autres pays à avoir pris des engagements notables en ce sens, les États-Unis ont annoncé vouloir réduire leurs émissions de 50-52% d’ici 2030 et le Royaume-Uni, de pas moins de 78% à l’horizon 2035.

·       Entreprises

La course à la carboneutralité concerne également les entreprises. Dans le cadre de l’initiative «Race To Zero» des Nations unies, près de 3.100 entreprises se sont fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, et un récent rapport a révélé que «sur les 2.000 plus grandes entreprises publiques mondiales, au moins un cinquième (21%) se sont désormais engagées en faveur du net zéro, ce qui représente un volume de ventes annuelles de près de 14.000 milliards USD». [1]  Des dizaines aspirent à la neutralité carbone encore plus tôt, dont Schneider Electric d’ici 2030, Unilever d’ici 2039, Coca-Cola, Orange et Amazon d’ici 2040 et Engie d’ici 2045. Microsoft s’est engagé l’an dernier à afficher d’ici 2030 un bilan carbone négatif (c’est-à-dire pas seulement neutre), avec ou sans compensation, et d’ici 2050, à «supprimer de l’environnement l’ensemble du carbone émis par le groupe, directement ou via la consommation électrique, depuis sa création en 1975». Nombre d’entreprises de premier plan se fixent ainsi un délai encore plus strict que celui prévu par l’Accord de Paris, qui vise la neutralité carbone en 2050.

·       Investisseurs

Les investisseurs participent eux aussi à la course à la carboneutralité, plusieurs mettant résolument en avant l’objectif de neutralité carbone que leurs portefeuilles visent à atteindre, dans certains cas avant 2050. La banque suédoise Swedbank Robur et le groupe britannique Aviva y aspirent d’ici 2040, et J. Safra Sarasin, dès 2035. Ces investisseurs choisissent d’aller plus loin que les principales initiatives mises en place par les détenteurs d’actifs, telles que la «Net Zero Alliance» et l’initiative «Net Zero Asset Managers», la dernière en date dans le secteur de la gestion d’actifs.

L’aspiration à la neutralité carbone constitue un changement très positif, mais elle n’en requiert pas moins de procéder à une analyse appropriée

Ce qui ne diminue en rien l’importance de la neutralité carbone, ni la portée des progrès qui ont déjà été accomplis. Lyxor a une conscience aiguë de l’urgence de la lutte contre le changement climatique, mais aussi de la formidable opportunité et de la responsabilité que représente la mise en œuvre de ce changement pour les gestionnaires d’investissement et les détenteurs d’actifs.

Selon nous, tous les acteurs du marché doivent disposer des meilleures informations possibles – y compris de la possibilité de se faire leur propre opinion et d’évaluer des engagements en connaissance de cause – afin de faire les bons choix.

C’est dans ce but que notre « Guide de l’investissement climatique » a été rédigé, afin d’aider les investisseurs à mettre en pratique les objectifs de l’Accord de Paris. Nous mettons ce guide à jour ce mois-ci à la lumière des derniers développements en matière de climat. Dans l’intervalle, toutes les informations utiles sur la gamme complète d’ETF climatiques de Lyxor sont disponibles sur notre nouveau Hub ESG .

Si vous êtes un investisseur professionnel et souhaitez en savoir plus sur l’investissement en faveur du climat et découvrir notre gamme complète, nous vous invitons à visiter  notre site internet  et à vous inscrire à la newsletter de Lyxor ETF .

Les ETF présentent un risque de perte en capital ainsi que d’autres risques détaillés ci-dessous.

[1] Taking stock: A global assessment of net zero targets, ECIU et Oxford Net Zero, mars 2021 https://eciu.net/analysis/reports/2021/taking-stock-assessment-net-zero-targets