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Réforme

De nouvelles formations pour les infirmiers au Luxembourg



Les ministres Claude Meisch, Paulette Lenert et Corinne Cahen ont présenté, lundi, les grandes lignes de la réforme de l’exercice et des formations de certaines catégories de professions de santé (aides-soignants, infirmiers, infirmiers spécialisés et sages-femmes), approuvées vendredi en conseil de gouvernement. (Photo: MENEJ)

Les ministres Claude Meisch, Paulette Lenert et Corinne Cahen ont présenté, lundi, les grandes lignes de la réforme de l’exercice et des formations de certaines catégories de professions de santé (aides-soignants, infirmiers, infirmiers spécialisés et sages-femmes), approuvées vendredi en conseil de gouvernement. (Photo: MENEJ)

La réforme de la formation de certaines professions de santé, comme les aides-soignants, les infirmiers ou les sages-femmes, a été présentée par le gouvernement. De nouveaux diplômes vont voir le jour, afin d’améliorer l’attractivité de ces professions au Luxembourg.

«Le Luxembourg n’est pas en mesure, avec la seule diplomatie nationale de professions de santé en soins infirmiers, d’assurer la prise en charge pérenne de la santé de sa population.» C’est à partir de ce constat, formulé dans un communiqué publié lundi, que le gouvernement, réuni en conseil vendredi, a décidé d’approuver les grandes lignes de la réforme de l’exercice et des formations de certaines catégories de professions de santé (aides-soignants, infirmiers, infirmiers spécialisés et sages-femmes).

L’objectif: développer les études universitaires de médecine au Luxembourg et améliorer l’attractivité des professions médicales et de santé. «Il devient primordial d’assurer l’attrait pour les formations des professions de santé en général, et notamment de l’infirmier responsable de soins généraux, des infirmiers spécialisés et de l’aide-soignant», constate en effet le gouvernement, par le biais des ministres Paulette Lenert  (LSAP), Claude Meisch  (DP) et Corinne Cahen  (DP), qui ont présenté la réforme lundi.

7 nouveaux bachelors

Les mesures, élaborées et proposées par le comité interministériel (CIM) mis en place en 2020, réorganisent donc la formation des professions de santé, qui mènera à plusieurs niveaux de qualification, allant de l’infirmier de l’enseignement secondaire au diplôme de bachelor:

. un programme de bachelor de l’infirmier de soins généraux (lancé à partir de l’année académique 2023/2024, il aura une durée de trois années et sera accessible aux détenteurs d’un diplôme de fin d’études secondaires);

. quatre programmes de bachelor «infirmier spécialisé» dans les quatre spécialités suivantes: assistant technique médical de chirurgie, infirmier en anesthésie et réanimation, infirmier en pédiatrie et infirmier psychiatrique (lancés à partir de l’année académique 2022/2023 ou 2023/2024, ils seront accessibles aux détenteurs d’un BTS infirmier en soins généraux et à toute autre personne détentrice d’un diplôme reconnu d’infirmier en soins généraux);

. deux programmes de bachelor pour les formations de sage-femme et d’assistant technique médical de radiologie (lancés à partir de l’année académique 2023/2024, ils seront accessibles aux détenteurs d’un diplôme de fin d’études secondaires).

Évaluation en 2028

Par ailleurs, la mise en place d’un programme de bachelor de l’infirmier «plus» est envisagée, avec une formation de trois années d’études menant au diplôme d’infirmier en soins généraux, suivie d’une formation d’une année d’études menant au diplôme d’infirmier «plus». «Cette nouvelle formation comportera des attributions supplémentaires plus poussées répondant à une demande croissante en soins infirmiers hautement spécialisés», explique le communiqué.

Cette réorganisation sera soumise à une évaluation en 2028. Avec la possibilité de voir d’autres formations pour de nouveaux profils émerger, comme ceux de technicien en soins de santé ou d’infirmier en pratique avancée de niveau master.