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OTAN

Un nouvel avion militaire «pour le Luxembourg»



Le nouvel A330, commandé ce lundi, est la conséquence du passage, par le Luxembourg, de 200 à 1.200 heures de vol par an contre un investissement supplémentaire de 426,4 millions d’euros. (Photo: Otan)

Le nouvel A330, commandé ce lundi, est la conséquence du passage, par le Luxembourg, de 200 à 1.200 heures de vol par an contre un investissement supplémentaire de 426,4 millions d’euros. (Photo: Otan)

L’Agence de soutien et d’acquisition de l’Otan a annoncé, ce lundi matin, avoir commandé un nouvel Airbus A330 ravitailleur dans le cadre de son programme MRTT. Une option levée grâce au Luxembourg, qui devra rester dans une enveloppe budgétaire de 600 millions d’euros.

Et de neuf. Quatre ans après le lancement d’une initiative par les Pays-Bas et le Luxembourg destinée à fournir une flotte d’avions ravitailleurs en vol à l’Agence européenne de défense, l’Agence de soutien et d’acquisition de l’Otan (NSPA), basée en partie à Mamer, fait savoir ce lundi matin qu’elle a commandé un neuvième avion.

L’Airbus A330 était un des trois avions en option lors du contrat initial avec l’avionneur européen. Son achat a été rendu possible par la volonté du Luxembourg de passer de 200 à 1.200 heures de vol. Six de ces avions sont basés à Eindhoven, et trois à Cologne.

«C’est le résultat de la confiance et de l’engagement que le Luxembourg a placés dans le programme MMF depuis le tout début du projet. Nous sommes très reconnaissants de cette décision, car elle offrira encore plus de flexibilité opérationnelle à nos pays partenaires», a déclaré Jan der Kinderen, gestionnaire du système NSPA MMF, cité par ce communiqué de presse

L’investissement supplémentaire avait été validé par les députés fin juillet, et la loi est publiée au Mémorial depuis le 21 août . La seule différence par rapport à la loi de 2016 est l’augmentation de l’investissement rétroactivement dès 2016, dans une enveloppe qui devra rester, d’ici 2046, sous les 598,4 millions d’euros contre 172 millions d’euros au départ. Cela devrait permettre au Luxembourg de voir la part de son PIB consacré à la défense passer de 0,6 à 0,72% d’ici 2023.

Comme le Luxembourg n’a pas les moyens humains de fournir les 45 personnels qui devraient aller avec cet avion (immatriculé aux Pays-Bas), le gouvernement a signé un accord avec les autres pays membres de cette alliance sur un tiers de ce nouveau temps de vol (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Norvège et République tchèque).