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Les laboratoires à l’affût

Les nouveaux tests attendus pour le scénario de sortie



Dès que les tests allemands seront arrivés, un échantillon de 1.500 à 2.000 résidents devrait permettre de savoir quel est le taux d’anticorps présent dans la population luxembourgeoise. Et d’amorcer un scénario de sortie de confinement. Ou pas. (Photo: Shutterstock)

Dès que les tests allemands seront arrivés, un échantillon de 1.500 à 2.000 résidents devrait permettre de savoir quel est le taux d’anticorps présent dans la population luxembourgeoise. Et d’amorcer un scénario de sortie de confinement. Ou pas. (Photo: Shutterstock)

Avant d’élaborer et d’officialiser un scénario de sortie de confinement, le gouvernement attend la livraison des tests qui doivent établir le taux d’anticorps de la population résidente. Un chiffre espéré le plus élevé possible.

Quand aura-t-on une idée du scénario de sortie du confinement au Luxembourg? Quand l’État aura reçu les tests qu’il a commandés auprès d’un fournisseur allemand, dont la ministre de la Santé  Paulette Lenert (LSAP) parlait lundi lors d’une interview livrée à Paperjam .

Le nombre de ces tests reste un mystère, mais l’idée est de tester un échantillon d’à peu près 1.500 résidents.

Dès leur livraison – cette semaine encore –, ces nouveaux tests seront utilisés et livreront leur verdict dans la foulée, à assez court terme.

Si le taux d’anticorps atteint «seulement» 14%, comme c’est le cas dans certaines régions d’Italie qui ont déjà commencé cette phase, il faudra prendre son mal en patience encore quelques semaines, afin d’éviter une deuxième vague de contaminations.

Si le taux se rapproche de 50 ou 60%, le gouvernement pourra, avec les acteurs économiques, relâcher progressivement la pression sur l’économie, à l’instar de ce que l’Autriche s’apprête à faire, en rouvrant après le lundi de Pâques les magasins de moins de 400m 2 et, par la suite, d’autres surfaces de plus en plus grandes, bars et restaurants compris, jusqu’à la relance complète.

Tous les gouvernements cherchent à avoir ces tests, donc la demande est élevée, mais le Luxembourg a bien sécurisé les siens.

Ils n’ont rien à voir avec les premiers tests de détection du coronavirus. Là, l’État en a acquis 100.000 auprès d'un fournisseur sud-coréen, à raison de 10.000 par semaine livrés au Luxembourg, jusqu’à concurrence des 100.000. Ils sont gérés par le Laboratoire national de santé, le premier à avoir vu son test de détection accrédité avant les trois laboratoires privés.

Les Laboratoires réunis (à Diekirch et à Grevenmacher), les Laboratoires Ketterthill (à Belval) et le Laboratoire Bionext (à Luxexpo) s’occupent des tests de détection dans les quatre centres de soin avancés mais peuvent aussi utiliser leurs propres tests.

Lundi, on apprenait que Siemens annonçait un nouveau test pour sa filiale luxembourgeoise, Fast Track Diagnostics. Le laboratoire n’a pas d’accréditation pour celui-ci, les procédures sont en cours, et il utilise un autre test, voire les deux en parallèle, pour vérifier la performance du nouveau.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que les cinq premiers positifs et les dix premiers négatifs soient utilisés par un laboratoire reconnu, en l’occurrence le LNS, pour obtenir l’accréditation.