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Nomination

Le nouveau patron de Randstad mise sur la continuité



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Marc Lebrun a succédé à Jean-Pierre Mullenders à la tête de Randstad Luxembourg. (Photo: Paperjam)

Fraîchement arrivé à la tête de Randstad Luxembourg, Marc Lebrun explique à Paperjam ses objectifs et les attentes de son secteur qui est en constante évolution, notamment pour s’adapter à la digitalisation.

Installé à Strassen depuis bientôt trois ans, le siège social de Randstad Luxembourg a un nouveau managing director en la personne de Marc Lebrun , qui a pris ses fonctions fin septembre. Il succède à Jean-Pierre Mullenders avec qui il a longuement collaboré au sein de l’entreprise d’intérim.

«La transition s’est donc faite naturellement. Cela fait plus d’un an et demi qu’on la prépare. On est dans une certaine forme de continuité, notamment par rapport à nos valeurs. Mais je veux surtout intensifier la partie digitale qui est devenue essentielle dans le métier», analyse le nouveau patron de Randstad Luxembourg.

Ingénieur de formation et français d’origine, rien ne prédestinait pourtant Marc Lebrun aux métiers de consultance RH. Lorsqu’il fait partie du plan social qui liquide la société (TDK) pour laquelle il travaillait, il comprend qu’il veut changer d’orientation. «J’ai dit à la coach qui gérait le reclassement des travailleurs de TDK que je voulais faire son boulot», confie-t-il. Et cela fait 15 ans maintenant qu’il évolue dans le secteur de l’intérim, toujours avec la même passion.

Une entreprise tournée vers la digitalisation

Randstad au Luxembourg, cela représente 60 emplois répartis dans différents secteurs, tous installés à Strassen, au siège social: l’agence de recrutement pour le secteur tertiaire, ceux qui gèrent les demandes spécifiques de la Commission européenne, les consultants en vente et Horesca, l’«outplacement» (sous le nom RiseSmart), les formateurs et tous les services support. Auxquelles s’ajoutent les trois autres agences implantées dans le pays: deux à Esch et une à Wiltz.  

Ce que Randstad a bien compris, c’est que le véritable enjeu à l’avenir est d’intégrer la digitalisation dans tous les processus. «Nous avons développé des outils en interne pour faciliter le ‘screening’ (phase de sélection des candidats avant entretien, ndlr), même si on continue de rencontrer personnellement chacun des candidats que l’on propose à nos clients», précise Marc Lebrun.

Dégager du temps pour humaniser la relation client

L’entreprise d’intérim a d’ailleurs élaboré un outil novateur afin de faciliter la vie des consultants, des clients et des intérimaires. «Youplan a été créée par Randstad France et est disponible dans 23 pays, dont le Luxembourg. Grâce à une application, cet outil permet au client de demander un candidat en un clic. Chaque entreprise dispose d’un pool d’intérimaires dédiés. Ceux-ci reçoivent instantanément une notification pour connaître leur disponibilité. S’ils acceptent la mission, le client fait son choix parmi les réponses positives et nous n’avons plus qu’à gérer la partie contractuelle», explique-t-il. 

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Marc Lebrun est fier de travailler avec Youplan, un outil développé en interne qui permet un gain de temps considérable.  (Photo: Paperjam)

Un processus qui permet aux équipes de consultants d’épargner énormément de temps dans le processus de recrutement. Elles peuvent donc se consacrer à la recherche de nouveaux clients et talents. «On va plus loin dans le relationnel client pour s’adapter aux attentes et valeurs de chacun. Raison pour laquelle chaque client dispose d’un pool d’intérimaires propre (un intérimaire peut être dans le pool de plusieurs clients, ndlr) qui est continuellement remis à jour par les consultants», ajoute Marc Lebrun. 

Cela semble fonctionner, puisque Randstad permet l’embauche de 1.600 à 1.700 personnes chaque semaine, pour arriver à 3.600 personnes différentes chaque année. Il se positionne d’ailleurs en leader du marché, juste derrière son concurrent historique Adecco.