ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Eric THOELEN (CEO A-STAY)

«Nous serons l’Airbnb professionnel des millennials!»



Pour le CEO d’A-Stay, Eric Thoelen, design, prix et technologies vont révolutionner la façon dont les millennials vivent la cohabitation et la location. (Photo: A-Stay)

Pour le CEO d’A-Stay, Eric Thoelen, design, prix et technologies vont révolutionner la façon dont les millennials vivent la cohabitation et la location. (Photo: A-Stay)

A-Stay, la start-up belge adossée au groupe immobilier Besix, ouvrira son premier concept de cohabitation le 15 novembre, à Anvers. Et finalise son arrivée au Luxembourg dans le cadre de son développement européen. Au programme, 200 studios pour une révolution truffée de technologies! Visite guidée.

L’image montre quatre jeunes, couchés sur un lit, les jambes relevées contre le mur, en train de profiter du temps, de la vie.

Le 15 novembre, sur la Pelikaanstraat, au centre d’Anvers, une structure inédite en Europe ouvrira. À deux pas de la gare centrale, cet «hôtel», «résidence», «auberge de jeunesse» revisite complètement les standards de l’hébergement et les codes de la cohabitation.

«Ce qui rend ce concept d’hospitalité vraiment unique, c’est la possibilité pour les clients d’adapter leur séjour dans les moindres détails grâce à une plate-forme numérique créée spécialement pour préserver le style de vie auquel ils sont habitués. Nos clients deviennent ainsi ‘les architectes de leur propre séjour’. Nous leur facilitons la liberté de mouvement et la connexion à leur environnement», explique Thomas Vandenbergh, COO de Besix Stay.

M. Thoelen, qu’est-ce que c’est que ce «concept révolutionnaire», dont vous voulez ouvrir une vingtaine de déclinaisons en Europe à brève échéance?

Eric Thoelen. – «A-Stay est un concept d’hébergement qui s’adresse aux millennials, qui ont entre 25 et 35 ans, qui peut aller de un jour à un an. Il s’agit de studios qu’ils peuvent personnaliser, à la fois en termes de température ambiante ou de lumière grâce à des led, mais aussi en termes de services. Si, chez vous, vous changez les draps trois fois par semaine, vous pourrez les changer trois fois par semaine ici aussi.

Nous serons l’Airbnb professionnel des millennials, en leur apportant des services. Il y aura des parties communes en plus de ces 200 studios par infrastructure, qui leur permettront de vivre et de déjeuner ou de dîner, de se préparer des trucs... Et nous avons ajouté  toute une ribambelle de services , comme les journaux, le fitness, une boutique, des possibilités de location ou de réservation de voitures ou de vélos, un coffre-fort, etc.

Donc là, vous ouvrez à Anvers avec 192 studios, puis à Chisinau, en Moldavie, début 2021, avec 174 studios, et à Diegem, en Belgique, avec 180 studios. Et on m’a dit que vous arriviez aussi au Luxembourg...

«Oui, nous finalisons notre offre. Mais je ne peux pas en dire plus pour l’instant. Évidemment, le Luxembourg, avec ses 200.000 frontaliers qui viennent quotidiennement travailler et qui sont souvent très jeunes, est parfaitement dans notre cœur de cible! Ce que je voudrais aussi dire, c’est que nous achetons le terrain, nous construisons en respectant toutes les certifications, et nous voulons avoir un impact local.

À Anvers, par exemple, les peintures ont été réalisées par une artiste locale, et nous avons recours aux producteurs locaux et aux solutions locales. Ça aussi, c’est dans l’esprit de cette nouvelle génération. À Anvers, les prix commenceront à peu près à 70 euros par nuit, à l’ouverture le 15 novembre. Après trois mois, par exemple, les prix devraient descendre à 40 ou 50 euros, et ainsi de suite, les tarifs sont dégressifs jusqu’à un an d’occupation.

Parlons de technologie, parce que c’est ça qui m’intéresse. Votre projet en est truffé! Cet été, au Hack, la conférence internationale des gentils pirates, on a beaucoup parlé des problèmes des nouvelles cartes d’accès aux chambres... Vous avez résolu ce problème autrement...

«Oui, nous avons installé la technologie de Fujitsu, qui équipe de plus en plus de distributeurs au Brésil et qui utilise... vos veines plutôt que la reconnaissance faciale. On ne peut pas falsifier vos veines. Chez nous, il n’y a pas de réceptionniste, vous vous ‘loggez’ avec vos veines et votre passeport ou votre carte d’identité. Du coup, votre arrivée et votre départ vont beaucoup plus vite et beaucoup plus simplement.

Quand vous devenez membre d’A-Stay, ce qui nous permet d’être en règle avec le RGPD, vous créez votre profil en fonction de la manière dont vous aimez que les choses soient organisées pour vous et pouvez embarquer votre profil partout où vous irez dans nos résidences. Comme la garantie d’avoir les mêmes services ou la même température partout.

Si vous avez un smartphone, tout va bien et tout est facile, mais si, par exemple, vous n’avez pas de smartphone, vos veines assurent que vous puissiez utiliser nos services et accéder à votre chambre, où, là, c’est la télécommande de la TV qui vous permet de refaire tous vos réglages grâce à de la technologie de Samsung.»