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Codage

Yotako: l’IA au secours des développeurs



Alfonso García Frey: «J’ai toujours vécu dans l’univers des codeurs. J’ai pu constater, grâce à beaucoup d’amis du secteur, le caractère laborieux du développement informatique pour la partie graphique des sites internet et des applications mobiles.» (Photo: DR)

Alfonso García Frey: «J’ai toujours vécu dans l’univers des codeurs. J’ai pu constater, grâce à beaucoup d’amis du secteur, le caractère laborieux du développement informatique pour la partie graphique des sites internet et des applications mobiles.» (Photo: DR)

Le développement graphique d’un site internet ou application mobile est un travail de longue haleine, parfois laborieux. Alfonso García Frey, CEO et fondateur de Yotako, l’a bien compris. La startup luxembourgeoise automatise cette étape et lance ce mois-ci la commercialisation de sa plateforme génératrice de code de programmation. 

M. García Frey, vous avez créé Yotako en 2016, à quels besoins répond-elle? 

«J’ai toujours vécu dans l’univers des codeurs. J’ai pu constater, grâce à beaucoup d’amis du secteur, le caractère laborieux du développement informatique pour la partie graphique des sites internet et des applications mobiles. Je me suis donc demandé de quelle manière ce travail répétitif pouvait être évité. Après mon doctorat en informatique, j’ai donc créé Yotako, un système capable de comprendre les besoins de l’utilisateur et de lui proposer une solution de manière automatisée, à savoir des lignes de code qui retranscrivent le mock-up initial (un prototype d’interface utilisateur, ndlr).

Aujourd’hui, où en est Yotako? 

«Nous venons de lancer la première version commerciale du produit en ligne avec un focus sur la création d’applications mobiles. Ceci a été possible grâce au programme d’accélération Fit4Start et à nos business angels qui nous ont soutenus avec une première levée de fonds l’année dernière. Nous planifions la seconde levée de fonds, plus importante que la précédente, à hauteur de 800.000€. Nous visons également l’aide JEI (pour jeunes entreprises innovantes) grâce à laquelle nous pourrions accéder à un total de fonds propres de 1,6 million d’euros. Ces fonds nous permettront de nous consolider sur le marché en élargissant notre offre d’outils de design et de langages de programmation, mais aussi de nous délocaliser physiquement sur le marché américain, notre grand objectif à moyen terme.

Vous avez participé à l’Arch Summit, les 3 et 4 mai. Pour quels retours?

«Cet événement qui rassemblait de nombreux visiteurs et intervenants étrangers nous a permis de bénéficier d’une excellente visibilité. De plus, le lancement du produit coïncidant avec le salon, nous avons pu donner de la consistance à nos discussions en présentant les premiers metrics. Nous avons noué des relations très prometteuses avec des contacts venus d’Irlande, d’Australie ou d’Autriche, qui ont montré un intérêt particulier pour notre solution.»