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WBMY: et les finalistes sont...



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Départager ces cinq concurrentes sera un travail difficile pour le jury du Woman Business Manager of the Year (WBMY). (Photo: Eric Chenal / archives)

Avant l’annonce de la lauréate 2017, le 27 avril, la Banque internationale à Luxembourg (Bil) a dévoilé les cinq finalistes de son concours Woman Business Manager of the Year (WBMY). Une sélection qui mise sur l’innovation de jeunes pousses luxembourgeoises très prometteuses.

De l’analyse sémantique de contenus digitaux au recrutement par vidéo en passant par le référencement de bons plans et la conception d’alarmes pour bateaux de plaisance: la sélection du WBMY 2017 est pour le moins variée.

Mais derrière ces entreprises aux profils très différents, se trouvent cinq jeunes femmes ambitieuses et qui montrent déjà de belles réussites. Tour de table de ces entrepreneuses et managers, et de leur entreprise.

Alexandra Fernandez

Cofondatrice de Travelsify
Création: 2016
Équipe: 15 personnes

Travelsify est un outil de classification des hôtels du monde entier, qui propose de définir l’ADN de chaque établissement pour pouvoir mieux les répertorier. Contrairement à ses concurrents, Travelsify laisse de côté les notes des clients, traditionnellement utilisées par les plateformes de recherche, pour se concentrer sur leurs commentaires. L’entreprise a ainsi analysé 100 millions d’avis de voyageurs et d’experts sur 290.000 hôtels, dans six langues différentes. Travelsify cherche maintenant à vendre ces précieuses données à des plateformes de recherche de séjours ou des grands groupes hôteliers. La start-up se partage entre Luxembourg-ville et New York.

Virginie Simon

Cofondatrice de MyScienceWork
Création: 2010
Équipe: 15 personnes

MyScienceWork est un moteur de recherche spécialisé dans les données scientifiques. Il est destiné aussi bien aux instituts de recherche qu’aux chercheurs eux-mêmes, ou simplement aux passionnés de sciences. Avec 60 millions de publications recensées, il s’agit de l’une des plus grandes bases de données scientifiques du monde. Forte de cette expertise, MyScienceWork développe aujourd’hui des produits destinés aux institutions de recherche pour promouvoir et piloter leurs projets. Basée à Luxembourg-ville, Paris et San Francisco, la start-up espère atteindre la rentabilité d’ici la fin de l’année.

Elfy Pins

Fondatrice de Supermiro.com
Création: 2015
Équipe: 5 personnes

Supermiro.com est un site de bons plans au style décalé et graphiquement amusant qui recense les événements culturels, gastronomiques et sportifs du Grand-Duché. Une sélection hebdomadaire par thèmes est proposée gratuitement aux abonnés par le biais d’une newsletter. La petite entreprise se targue d’avoir un taux de pénétration de 25% chez les 25/40 ans vivant en milieu urbain, son public cible. Supermiro.com s’apprête à lancer une application mobile, qui sera l’occasion d’utiliser une nouvelle version de son algorithme et ainsi être encore plus près des centres d’intérêt des utilisateurs. La start-up souhaite exporter son modèle à Bruxelles dès l’automne, puis à Paris et dans le reste de la France l’année prochaine.

Nathalie Dondelinger

Cofondatrice de Kliber
Création: 2015
Équipe: 6 personnes

Kliber est une application de recrutement qui permet de mettre en relation employeurs et candidats à travers des vidéos. Conçue pour les «digital natives», elle permet aussi aux candidats de créer leur profil digital, qui peut être ensuite partagé sur les réseaux sociaux. La start-up a fait de l’accélération du processus de recrutement son principal argument. Une centaine d’entreprises luxembourgeoises utilise déjà cette application et Kliber souhaite maintenant s’exporter en Allemagne et en France.

Mathilde Argaud

Fondatrice de LargoWind
Création: 2016
Équipe: 3 personnes

LargoWind a développé un système de surveillance pour les bateaux de plaisance qui stationnent dans les ports en attendant le retour de leur propriétaire. Pour cela, l’entreprise propose une petite alarme qui s’accroche au navire. Celle-ci détecte aussi bien les intrusions malveillantes que les dégâts liés aux intempéries. Elle est reliée par réseau au propriétaire du bateau, mais aussi aux autorités portuaires ou à des agences de sécurité qui peuvent agir rapidement. Le produit, qui est encore à l’état de prototype, devrait être industrialisé d’ici l’automne. Présent dans des salons spécialisés en Europe, LargoWind enregistre déjà 50 précommandes. Son public cible: les quatre millions de bateaux recensés dans le monde entier.