POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Conséquences économiques

Vers un Brexit des compagnies charter?



Luxaviation reste confiant pour ses activités suite au Brexit, mais met en garde les compagnies dont les activités sont basées au Royaume-Uni. (Photo: DR)

Luxaviation reste confiant pour ses activités suite au Brexit, mais met en garde les compagnies dont les activités sont basées au Royaume-Uni. (Photo: DR)

AINonline.com, site spécialisé dans l’actualité mondiale du secteur de l’aviation, s’est intéressé au point de vue des compagnies charter dans le cadre du Brexit. Celles-ci pourraient envisager une relocalisation dans un pays de l’UE. Patrick Hansen, CEO de Luxaviation, lui a confié ses impressions.

Tirant une bonne partie de leur clientèle des marchés financiers, les opérateurs aériens européens sont dans le doute à la suite du Brexit annoncé le 24 juin dernier et à l’instabilité des marchés qui en résulte. Les compagnies britanniques sont d’autant plus à risque puisqu’elles pourraient perdre leur droit de cabotage au sein de l’Union européenne.

Selon Aviation International News, ces opérateurs du pays dont le divorce avec l’UE ne pourrait tarder doivent envisager d’installer des filiales dans d’autres régions de l’Union pour maintenir leur certificat européen. Par ailleurs, l’environnement réglementaire des compagnies britanniques pourrait également changer, selon l’autonomie désirée par la UK Civil Aviation Authority et l’impact que cela aura sur la notion de level playing field.

Dans ce contexte, Patrick Hansen, CEO de la compagnie luxembourgeoise Luxaviation, rappelle que l’aviation commerciale est étroitement liée au bien-être économique des pays et régions dans lesquels ils opèrent. «N’importe quel ralentissement économique ou incertitude économique pourrait affecter nos revenus, et donc, de manière générale, le groupe Luxaviation, comme la plupart des autres businesses, se porterait mieux sans l’incertitude et la récession économiques qui pourraient en résulter.»

Dans le cas de Luxaviation, qui opère dans différents pays de l’UE, les risques sont plus limités. Il met par contre en garde les compagnies britanniques qui pourraient souffrir de nouvelles régulations de la TVA et des structures de propriété et de financement.