COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Yves Reding (eBRC)

« Une réelle stature européenne»



Yves Reding (eBRC) : « Nous allons aussi pouvoir développer des synergies avec SES.» (Photo : archives paperJam)

Yves Reding (eBRC) : « Nous allons aussi pouvoir développer des synergies avec SES.» (Photo : archives paperJam)

Ce mardi, eBRC inaugure son cinquième data centre au Luxembourg. Situé à Betzdorf, il s’inscrit dans la stratégie d’investissement du provider et de l’État luxembourgeois. Certifié Tier IV, il intègre plusieurs innovations environnementales.

M. Reding, eBRC inaugure à Betzdorf son troisième data centre en deux ans. Comment ce dernier investissement s’inscrit-il dans votre stratégie de développement ?

« Ce data centre s’inscrit en effet dans une stratégie globale. Cette stratégie, on la retrouve dans le nom de ce nouveau data centre : European Reliance Centre East. Avec lui, eBRC tient à acquérir une réelle stature européenne. C’est notre troisième data centre certifié Tier IV au Grand-Duché de Luxembourg. Nous ciblons une clientèle internationale, active notamment dans l’e-commerce. Autour du mot reliance, qui signifie confiance, nous souhaitons mettre en avant notre volonté de devenir un centre d’excellence et de confiance dans le management de l’information sensible. Ce data centre va supporter notre offre TrustedCloudEurope.com, destinée à ceux qui veulent s’inscrire dans le cloud. Nous voulons être un acteur de référence en la matière, avec un service One-Stop-Shop. Derrière l’outil, qui reste la partie visible des activités d’eBRC, nous souhaitons accompagner nos clients dans le développement de leurs activités, attirer de nouveaux clients venant de l’international et faire de Luxembourg la forteresse digitale de l’Europe. L’European Reliance Center East s’inscrit au cœur de cette stratégie, qui est aussi celle de notre actionnaire principal (les P&T, ndlr) et de l’État, qui travaille au développement d’un système ICT durable au Luxembourg, à même d’anticiper les évolutions futures.

Quelles sont les particularités de ce nouveau data centre ?

« C’est un des data centres les plus verts en Europe, qui s’inscrit parfaitement dans notre vision de développement durable. Notre infrastructure à Betzdorf intègre plusieurs innovations technologiques, comme la Roue de Kyoto, qui permet de restituer l’énergie de l’air extérieur pour refroidir les installations. Avec de tels outils, 85% du temps, on peut assurer la gestion opérationnelle du data centre, comme le refroidissement des infrastructures, sans apport d’énergie fossile. On économise 30 à 40% d’énergie par rapport à une climatisation traditionnelle. Au-delà de la protection de l’environnement, un des enjeux est évidemment la réduction des coûts d’exploitation. L’investissement, à Betzdorf, est supérieur à 100 millions d’euros. Le data centre, qui comprend 5000 m2 de surface nette d’hébergement, présente le haut niveau de 99,995% de disponibilité par an. Évidemment, on ne peut exclure des problèmes. Toutefois, eBRC n’a connu aucune interruption de service de ses data centres depuis 12 ans. En la matière, le niveau de sécurité d’une chaîne de services est toujours défini par son maillon le plus faible. Dès lors, les mesures techniques et organisationnelles sont prises pour assurer un niveau maximal. Aussi, je pense qu’il est important, pour la réputation du Luxembourg, que tous les acteurs de la place soient alignés sur un niveau élevé.
Depuis Betzdorf, avec ce data centre connecté au réseau de fibres, nous allons aussi pouvoir développer des synergies avec SES.

Comment voyez-vous votre développement pour l’avenir, notamment en termes d’investissements ?

« Notre futur se réalisera à une échelle européenne. Notre stratégie internationale va aller pas à pas. Au-delà des bureaux de représentation eBRC, l’un des challenges est de développer des data centres à l’étranger. Nous disposons déjà d’un pied à terre à Londres, avec un partenariat, pour pouvoir remettre une offre simultanée à Londres si nécessaire. La France et la Belgique semblent aussi incontournables pour notre développement. Nous analysons actuellement des dossiers, pour voir ce qu’il est possible de faire – des investissements ou l’établissement de partenariats – sur ces deux pays. Nous recherchons des opportunités intéressantes, complémentaires à nos services à haute valeur ajoutée, dans un rayon de 400 kilomètres. »