POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Quality of Work Index

Une motivation au travail dans la moyenne supérieure



Collaboration entre collègues, participation, feed-back fréquents et rôles bien définis favorisent la motivation au travail, selon l’étude publiée par la CSL. (Photo: Mike Zenari / archives)

Collaboration entre collègues, participation, feed-back fréquents et rôles bien définis favorisent la motivation au travail, selon l’étude publiée par la CSL. (Photo: Mike Zenari / archives)

Les salariés luxembourgeois occupent le 13e rang – sur 35 – des salariés les plus motivés au travail, souligne une étude que vient de relayer la Chambre des salariés Luxembourg (CSL).

La Chambre des salariés Luxembourg (CSL) vient de diffuser les résultats d’une nouvelle étude menée dans le cadre du Quality of Work Index, consacrée à la motivation au travail des salariés européens.

Avec un taux de motivation au travail de 74,9%, les salariés luxembourgeois se classent au 13e rang du classement des salariés les plus motivés, classement que dominent les Néerlandais (80,0%), les Macédoniens (79,0%) et les Lituaniens (78,7%).

Voisins des Luxembourgeois, les Belges (78,5%) occupent la 4e place de ce ranking, les Français (75,5%) la 9e alors que les Allemands (69,1%) n’apparaissent qu’en 28e position, les dernières places étant occupées par le Monténégro (64,4%), la Turquie (64,9%) et la Serbie (63,3%).

Les femmes devant les hommes

Au Luxembourg, où les travailleurs frontaliers ont également été inclus dans cette étude, il apparaît que les femmes (61,5%), seraient plus motivées par leur travail que les hommes (59,3%), alors que dans les groupes d’âge, ce sont les 16-24 ans qui présenteraient la plus faible motivation (58,7%), à l’inverse des 55 ans et plus (61,0%).

En fonction du pays de résidence des salariés luxembourgeois, ce sont les Belges qui obtiennent le meilleur résultat (61,2%), devant les Luxembourgeois (60,6%), les Français (59,8%) et les Allemands (58,4%).

Pression et harcèlement

En fonction des critères liés au type d’emploi, ce sont les dirigeants, les cadres de direction et les gérants qui semblent les plus motivés (65,6%), alors que les professions «élémentaires» n’obtiennent qu’un score de 57,4%.

Enfin, parmi les autres enseignements tirés de cette étude, on retiendra encore qu’en matière de conditions de travail psychosociales, la motivation au travail a tendance à être plus forte chez les salariés faisant état d’un niveau élevé de coopération avec leurs collègues, de nombreuses possibilités de participation, des feed-back fréquents et des rôles bien définis.

À l’inverse, «les salariés subissant une pression concurrentielle élevée et du harcèlement moral montrent en revanche une motivation plus faible», indique encore cette étude.