POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Mobilité

Un sentier vert aménagé aux trois frontières



Les 27 kilomètres de piste qui seront aménagés seront réservés aux seuls cyclistes, qui se les partageront avec les piétons. (Photo: Licence CC)

Les 27 kilomètres de piste qui seront aménagés seront réservés aux seuls cyclistes, qui se les partageront avec les piétons. (Photo: Licence CC)

Dans le but d’améliorer la mobilité des frontaliers confrontés aux embouteillages quotidiens des trois frontières, une piste de 27 kilomètres exclusivement réservée aux cyclistes et aux piétons va être aménagée pour leur faciliter l’accès aux principales gares de ce triangle.

Pour promouvoir la mobilité douce dans la région des trois frontières – entre le Luxembourg, la Belgique et la France – les communes de Pétange, Aubange, Messancy et Longwy viennent d’entamer la réalisation d’un projet développé en commun depuis de nombreux mois, en collaboration avec l’intercommunale de développement économique Idelux.

Face à l’engorgement routier quotidien aux heures de pointe de cette agglomération transfrontalière, les cinq partenaires vont aménager une piste verte pour les cyclistes ou les piétons qui reliera les différents noyaux d’habitation aux principales gares du territoire, d’où partent chaque jour des milliers de frontaliers, principalement à destination d’Esch-sur-Alzette et de Luxembourg.

Le P+R de Rodange, point central

«Cet itinéraire à trois branches aura pour point central le P+R de Rodange et ses 1.800 places à l’horizon 2021», souligne Audrey Robert, chef de projets à Idelux, ajoutant que les 27 kilomètres de site propre à aménager permettront de relier Saulnes, Herserange, Longwy, Mont-Saint-Martin et Longlaville côté français, Messancy et Athus côté belge, ainsi que Pétange, Rodange et Lamadelaine côté luxembourgeois.

En complément de ce sentier en tant que tel, les principales gares de ce triangle transfrontalier seront dotées d’abris à vélos sécurisés et de bornes de recharge pour les vélos à assistance électrique.

Si du côté français les travaux ont déjà débuté, ils n’en sont qu’à leurs prémices côté belge et ne seront entamés que l’an prochain au Luxembourg, en fonction de la longueur de chacune des trois sections à réaliser, la luxembourgeoise étant la plus courte .

L’ensemble devrait être terminé pour la fin 2021. D’un coût total de 6,7 millions d’euros, il sera financé à hauteur de 2,7 millions d’euros par le programme Interreg du Fonds européen de développement économique régional (Feder), auquel avait été soumis ce projet en janvier 2016.