POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Un - pour un + ?

Un - pour un + ?



Paperjam

Au service Media Desk, on ne rigole plus. Media+, nouveau programme CEE, soutient surtout les distributeurs. Absents du Luxem-bourg. D'où frustration. Température.

Médiateur entre Bruxelles, Strasbourg, et les acteurs de la petite famille cinématographique luxembourgeoise, le service de la rue Large n'a pas toujours la tâche facile. Surtout lorsque l'Europe se décide de privilégier un secteur carrément absent de la scène nationale. En effet, Media+ fait surtout la part belle aux distributeurs. Or, tout le monde sait que le Grand-Duché est tributaire des décisions prises dans les maisons bruxelloises, qui bloquent ou poussent la sortie des films comme bon leur semble. Ceci n'est pourtant pas la seule raison qui a mené Luxembourg a déposer un amendement contre les décisions européennes. Plutôt que de subventionner la distribution d'un film, les responsables nationaux sont convaincus que les producteurs sont nettement plus dans le besoin. Sur base des recettes provenant des entrées en salles, il serait  plus logique de reverser le surplus au producteur du film concerné, afin qu'il puisse le réinvestir dans sa prochaine production. Ceci serait d'autant plus important pour les petits pays que pour les grands, où l'aide à la production semble largement suffisante. Au lieu de donner la possibilité au distributeur de fabriquer des affiches sophistiquées, il serait aussi plus opportun de privilégier la circulation des oeuvres européennes. Car finalement, combien d'oeuvres grecques peuvent être visionnées en France, ou de films danois au Portugal, par rapport à la production effective de ces pays? Tant de questions et de suggestions que notre micro-service aimerait intégrer au programme définitf des accords européens. D'autant plus que le Luxembourg est certainement le seul pays disposant d'un multiplexe qui continue à soutenir le patrimoine européen. Tous ces problèmes  sont à l'ordre du jour de Patrice Furlani, nouvelle responsable du service, qui a quitté les services de l'e-banking chez Dexia pour ce job plus "sexy". Lequel comprend aussi tout le volet du développement et de la formation, dans lequel on continue d'intensifier les synergies avec d'autres pays, e.a. par l'organisation de séminaires. En attendant que les accords du nouveau programme soient signés, il n'y a pas de quoi paniquer. Les demandes et appels d'offre ne sont mis qu'en stand-by, mais devraient connaître un happy-end. Européen certes, Hollywood étant trop loin.