POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Densité du trafic

Un même problème, deux solutions



Pour fluidifier la circulation aux heures de pointe, les usagers de certains tronçons autoroutiers en Belgique ont tous accès à la bande d’arrêt d’urgence. (Photo: Licence C.C.)

Pour fluidifier la circulation aux heures de pointe, les usagers de certains tronçons autoroutiers en Belgique ont tous accès à la bande d’arrêt d’urgence. (Photo: Licence C.C.)

Si le Luxembourg privilégie des voies réservées exclusivement aux transports en commun pour fluidifier la circulation, la Belgique choisit, elle, d’ouvrir sur certains tronçons autoroutiers la bande d’arrêt d’urgence à tous les usagers aux heures de pointe.

Alors qu’un projet de bande de circulation réservée au covoiturage – entre Arlon et Luxembourg – est actuellement mené par les autorités wallonnes et luxembourgeoises, la Région flamande a décidé d’étendre à plusieurs tronçons autoroutiers – autour de Gand, Louvain, Bruxelles et Beringen – l’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence par les usagers lors des heures de pointe, afin de fluidifier davantage le trafic.

Ces quatre nouvelles bandes de circulation compléteront trois autres déjà en service sur certains tronçons entre Anvers et Liège, Anvers et la frontière néerlandaise, ainsi qu’entre Bruxelles et Liège.

64 millions d’euros d’aménagements

Dans une réponse parlementaire, le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts, a indiqué cette semaine qu’il prévoyait de consacrer 64 millions d’euros aux aménagements nécessaires de quatre de ces nouvelles bandes avec marquages au sol, nouvel asphalte, élargissement de ponts et de viaducs, aménagement des rails de sécurité et placement de murs antibruit ainsi que de signalisation dynamique adaptée.

Au Luxembourg, aucune initiative de ce genre n’est à l’étude, le ministère du Développement durable et des Infrastructures préférant – en dehors du projet de bande de covoiturage à l’étude – miser sur le développement des transports en commun pour répondre aux problèmes de circulation que connaissent notamment le centre et le sud du pays.

Deux projets à venir

Au niveau autoroutier, il existe ainsi un projet de couloir réservé aux bus sur l’A4, entre Esch-sur-Alzette et Leudelange. Destiné à faciliter la circulation des bus des lignes RGTR, ce couloir devrait aller jusqu’à Leudelange-Sud avant de trouver sa continuité sur la N4 pour desservir Leudelange et les quartiers de la Cloche d’Or.

Un autre projet est la mise en place d’un bus «à haut niveau de service» sur un tracé qui relierait Differdange et de Dudelange en passant par Belval, Esch-sur-Alzette et Schifflange. À terme, ce projet devrait également permettre d’étoffer la liaison entre Esch et Luxembourg-ville, via une connexion avec la voie de bus projetée sur l’autoroute A4 où – au niveau de la Cloche d’Or – les usagers de ces bus souhaitant voyager dans la capitale pourront ensuite utiliser le tram, à compter de fin 2021.