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Mobilité aux frontières

Un futur financial center à Grevenmacher



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Le terrain retenu au Potaschberg se situe à l’entrée de l’autoroute Trêves-Luxembourg. (Illustration: Capture d'écran / geoportail.lu)

Le bourgmestre de Grevenmacher, Léon Gloden, planche sur un projet de «financial center» dans sa commune afin d’éviter à de nombreux frontaliers de devoir rejoindre la capitale.

 La litanie des embouteillages vers la capitale luxembourgeoise provoque des réflexions dans les différents coins du pays qui, à terme, pourront amener des ébauches de solutions.

 Dans une interview au Wort ce lundi, Léon Gloden, bourgmestre CSV de Grevenmacher, explicite quelque peu l’idée d’un «financial center» lancée par sa commune.

 Il ne s’agit évidemment pas de récréer une mini place financière entre la frontière allemande et Luxembourg-ville, mais de créer un complexe immobilier de bureaux destiné à accueillir des petites banques ou des professionnels du secteur financier.

Transhumances quotidiennes

 L’élu local note que de 15.000 à 17.000 frontaliers traversent quotidiennement le centre de sa commune. Des chiffres qui, si rien n’est fait, ne feront qu’augmenter. De là l’idée de créer des espaces de bureaux pour les employés venant d’Allemagne, afin qu’ils ne doivent plus se rendre systématiquement dans la capitale.

«Il y a une demande des entreprises du secteur financier qui ne veulent plus rester à Luxembourg-ville à cause du montant des loyers et parce que leurs employés passent beaucoup trop de temps sur la route», a expliqué Léon Gloden à nos confrères.

Un premier pas

La commune de Grevenmacher a dès lors lancé une procédure de modification du Plan d’aménagement général et espère pouvoir lancer les travaux sur la zone du Potaschberg d’ici fin 2019. Le site choisi se situe face à la sortie de l’autoroute A1, face à l’hôtel Simon’s Plaza.

Ce mouvement à la décentralisation des bureaux est lancé. D’autres initiatives sont aussi en réflexion vers les frontières belge et française.

Quant au tracé du tram, les futures extensions imaginées vers Mamer et Leudelange devraient aussi permettre, à plus long terme, à des frontaliers de s’arrêter avant d’atteindre l’étroit périmètre de la capitale.