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#NoWomenNoPanel

Un engagement à plus de diversité



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L’initiative My Pledge veut éviter des panels 100% masculins et mettre en valeur la diversité. (Photo: CC)

La plateforme Equilibre lance My Pledge, un site qui regroupe tous ceux qui veulent lutter pour plus de diversité d’orateurs aux conférences. Explications.

Des voix se lèvent face à des événements où seuls des hommes prennent la parole. Ou peu de femmes. Certains invités prennent ainsi la décision de refuser de participer à un panel d’orateurs si un semblant d’équilibre des genres n’est pas respecté. C’est ce qui est arrivé à Raymond Schadeck, au comité de direction d’Equilibre.

«Raymond Schadeck m’a dit qu’il avait refusé de participer à un panel où il n’y avait pas de femmes», explique Larissa Best, directrice du «think tank». «J’ai trouvé ça très bien, mais en même temps, personne n’était au courant de son refus. C’était dommage. De là est partie l’idée de faire un site internet pour encourager ces voix.»

My Pledge s’inscrit dans l’initiative européenne #NoWomenNoPanel: «L’idée est de formaliser ce qui existait déjà sur Twitter quand on dénonce des panels 100% masculins et qu’on propose des alternatives.»

Recenser les expertes

Concrètement, le site s’adresse à trois publics: les ambassadeurs qui peuvent alerter les organisateurs quand ils s’aperçoivent que des panels sont trop unigenres, les orateurs eux-mêmes qui peuvent refuser de participer à un événement, mais aussi les sponsors: «De nombreuses entreprises, en particulier au Luxembourg, sont associées à des conférences, symposiums et autres», complète Larissa Best. «Elles peuvent très bien s’engager publiquement à ne plus financer des événements où la parité ne sera pas respectée.»

Dans un premier temps, l’adhésion sera gratuite, mais les donations seront encouragées. Le but est de créer parallèlement une base de contacts d’expertes pour proposer des alternatives: «Évidemment, il ne suffit pas simplement de dénoncer des panels uniquement masculins, car les organisateurs ont tendance à répondre que c’est parce qu’ils ne trouvent pas de femmes oratrices. Nous voulons donc compiler une liste d’expertes et la proposer à notre site pour être dans un esprit constructif.»

À la fin du mois de mars, la plateforme My Pledge devrait dévoiler quelques noms d’entreprises qui s’engagent à ne s’associer qu’avec des événements qui respectent une diversité d’orateurs. Un premier pas, pour Larissa Best.