POLITIQUE & INSTITUTIONS
EUROPE

Sommet des chefs d’État

Un casting européen pour le 30 août



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Pour Xavier Bettel, il est trop tôt pour évoquer des noms, il faut d'abord définir des procédures de travail. (Photo: SIP / Thierry Monasse)

Le Conseil européen de mercredi soir auquel était convié Jean-Claude Juncker en tant que nouveau président de la Commission européenne n’a pas permis de dégager un accord sur le nom de son futur président. Xavier Bettel demande une méthode.

Le Luxembourg était doublement représenté hier soir au Conseil européen réunissant les chefs d’État à Bruxelles. Outre le Premier ministre Xavier Bettel, son prédécesseur Jean-Claude Juncker avait été convié en tant que président fraîchement nommé de la Commission européenne.

Le cercle de cette réunion, que l’ancien Premier connaît bien pour l’avoir pratiqué pendant 18 ans, était élargi pour cause de nominations à la tête des institutions européennes. L’agenda des chefs d’État comprenait en effet un échange de vues sur l’identité du prochain président du Conseil européen, en remplacement d’Herman van Rompuy dont le second mandat, non renouvelable, arrive à échéance le 30 novembre prochain. En vain.

Herman Van Rompuy a cependant qualifié dans un communiqué de presse diffusé dans la nuit cette rencontre «de positive, même si les parties autour de la table n’étaient pas encore au point de trouver un consensus autour d’un package de nomination». «Nous continuerons les consultations», a-t-il ajouté. «Le Conseil européen prendra une décision sur le package dans son ensemble lors de notre prochaine réunion du 30 août.»

Bettel pour une vision plutôt que des noms

Cette échéance vaut aussi, normalement, pour le choix du nouveau haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, en remplacement de la britannique Catherine Ashton, ainsi que les noms des prochains commissaires européens.

Dans cette optique, le Conseil européen d’hier soir a permis à Xavier Bettel de faire entendre son point de vue sur ce train de nominations, en demandant méthode, une vision, préalablement à l’évocation de l’identité des personnes qui pourraient convenir.

Quelques heures auparavant, il avait participé à la réunion de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) à laquelle est ralliée le DP. Les libéraux européens verraient volontiers le poste de président du Conseil européen leur échoir.

Un paramètre paritaire

Sur un mode plus festif, la réunion d’hier soir était l’occasion de célébrer l’anniversaire de la chancelière allemande Angela Merkel qui fête ce jeudi ses 60 ans, en occupant, plus que jamais, une place centrale dans le carrousel des nominations européennes.

Ces nominations devraient être marquées par une place importante faite aux femmes, voire une parité respectée, au sein de la Commission européenne.

Peut-être une opportunité pour Viviane Reding de bénéficier de son expérience, voire pour l’ancienne ministre française Élisabeth Gigou de se positionner en tant qu’alternative à la nomination de Pierre Moscovici qui ne fait pas l’unanimité.

Celui-ci poursuit d’ailleurs sa campagne en rencontrant vendredi le ministre des Finances allemand pour le convaincre du bienfondé de son arrivée à Bruxelles. Aujourd’hui, le candidat déclaré à la Commission est de passage au Luxembourg pour échanger avec les responsables de la BEI ainsi que Xavier Bettel et Pierre Gramegna.