POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Données personnelles

TVA-Recherche se défend



Selon son créateur, tva-recherche.lu serait légitime. (photo: Jessica Theis / archives)

Selon son créateur, tva-recherche.lu serait légitime. (photo: Jessica Theis / archives)

Le créateur du moteur de recherche tva-recherche.lu estime que son site internet est «ce dont les entreprises ont vraiment besoin». Max Matschiner affirme par ailleurs être en règle avec les normes sur l’utilisation des données sur la TVA.

Le créateur du moteur de recherche TVA-Recherche et désormais CEO de son opérateur Linkomat GmbH, Max Matschiner, admet que son moteur de recherche se distingue «légèrement» du registre européen. Comme Paperjam.lu l’avait rapporté jeudi, ce moteur de recherche alimente sa base de données principalement en reprenant des données d’un registre public de la Commission européenne. Mais alors que le registre européen ne permet que des recherches à partir d’un numéro de TVA, le moteur de recherche commercial permet, lui, des recherches à partir d’un nom.

Son site internet serait néanmoins «ce dont les entreprises ont vraiment besoin», répond Max Matschiner à Paperjam.lu. Son engin de recherche serait «apprécié par beaucoup de sociétés (Linkedin, Microsoft, Editus.lu, Leaseplan, Dell, CBRE…), mais également par des autorités publiques (comme police.etat.lu)».

Utilisation légitime

Linkomat GmbH fait face à des reproches quant à l’utilisation que la société autrichienne fait du registre européen. L’Administration de l’enregistrement et des domaines luxembourgeoise a alerté la Commission européenne (il y a trois mois, selon le Luxemburger Wort), car à ses yeux, l’opérateur du moteur de recherche ferait une utilisation détournée de données sur la TVA.

Max Matschiner estime qu’«il n’était pas nécessaire de contacter les autorités européennes, car les règles du site internet Vies (le registre européen, ndlr) semblent plutôt claires à nos yeux». Selon lui, ces règles autoriseraient l’utilisation des données tant qu’elle servirait à soutenir «l’activité d’utilisateurs légitimes». Le jeune Autrichien se demande d’ailleurs: «Si cela n’était pas autorisé, le registre public de la Commission européenne ne violerait-il pas lui-même les règles?»

Protection des données

«Nous étions en contact avec l’agence autrichienne de protection de données (DSB), aussi bien lorsque j’avais offert le service en ligne en tant que personne privée que lorsque j’ai repris le site avec Linkomat GmbH, dont je suis le CEO», poursuit Max Matschiner. Sa compagnie serait enregistrée auprès de la DSB, ce qui serait «donc un signe qu’ils contrôlent ce que vous faites».

Le moteur de recherche TVA inquiète des professionnels libéraux et indépendants au Luxembourg. La société autrichienne assure retirer rapidement les données personnelles sur demande des assujettis concernés.