POLITIQUE & INSTITUTIONS
POLITIQUE

Plateforme sino-européenne

TerraLorraine, clap de fin



capture_decran_2015-12-15_a_22.41.32.png

Les simulations du futur site resteront au stade des ébauches d'architectes. (Photo: CG57)

Le projet de développement d’un pôle d’activité dédié aux entreprises chinoises pour leur expansion européenne est définitivement abandonné. La holding Comex a reconsidéré sa vision du marché chinois.

130 hectares, cinq phases de construction sur 10 ans, 3.000 emplois… le projet TerraLorraine signifiait de grandes ambitions lors de sa présentation en 2012. Le site choisi de Illange, en périphérie de Thionville, devait accueillir des entreprises chinoises pour leur développement européen. Et, dans un deuxième temps, des entreprises européennes souhaitant conquérir le marché chinois.

Mais ces derniers mois, le stand-by du projet et le mouvement quasi nul sur le site laissaient augurer d’une concrétisation plus difficile que prévu. Dernièrement, Comex, le promoteur du projet, avait licencié son directeur technique et avait réduit son équipe.

Le Républicain Lorrain a annoncé le 15 décembre que Comex Holdings a signifié vendredi 11 décembre au président du Conseil général (coordinateur du projet), Patrick Weiten, son choix de faire marche arrière. Une info qui n'a été officialisée qu'après le week-end électoral en France.

Pour expliquer son choix, Comex évoque, selon le Républicain Lorrain, un marché chinois moins alléchant que prévu et la montée en puissance du e-commerce, ce qui aurait changé la donne.

Les 150 millions d’investissements prévus au départ devaient passer via une Sicar domiciliée au Luxembourg. L’an dernier déjà, une réduction de la voilure avait filtré dans la presse lorraine, sans commentaire de Comex, qui avait finalement revu son enveloppe à 90 millions d’euros d’investissement.

C’est donc un projet d’envergure et qui pouvait augurer des collaborations logistiques et donc économiques avec le Luxembourg qui prend fin.

L’épilogue s’écrira certainement sur le plan politique, puisque la minorité socialiste veut demander des comptes au président Patrick Weiten (UDI) sur un dossier dans lequel il s’est personnellement investi. TerraLorraine devait prendre corps à proximité de son fief de Yutz.