COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Réseau social luxembourgeois

TEE Network mise sur la viralité



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Un vrai faux agent de la NSA arrêtant un utilisateur d'un réseau social... (Photo: Moast-ctcom)

Le réseau social luxembourgeois a fait produire une vidéo à la limite du subversif afin de faire parler de lui. Opération réussie avec 20.000 vues en 24 heures.

21.395. Tel était le nombre de vues, à 15h, sur Youtube, de la vidéo mise en ligne 24 heures auparavant par le réseau social TEE Network. À l’échelle internationale, le chiffre n’est guère impressionnant. À l’échelle du Luxembourg, d’où le réseau social espère se lancer, c’est un résultat très satisfaisant.

Par cette vidéo, ce réseau social hybride – regroupant les caractéristiques d’un réseau professionnel de type LinkedIn et d’un réseau plus personnel de type Facebook – basé à Grevenmacher entendait faire parler de lui.

Mandatée pour accomplir cette mission avec un budget très réduit, l’agence ctcom advertising a fait appel aux services du studio créatif Moast pour produire une vidéo surfant sur l’actualité de la pêche aux informations personnelles, telle que pratiquée par la NSA (National security agency) et l’utilisation d’un lexique d’une certaine trivialité. Le hashtag de la campagne étant #Imnobitch, sous-entendu, «je ne serai pas victime de l’espionnage américain».

Spécificités locales

Car le réseau social mise sur les dispositions légales européennes en vigueur, en vertu desquelles les utilisateurs restent propriétaires de leurs données. Mais les spécificités de ce réseau ne s’arrêtent pas là, puisqu’il permet une publicité des données à la carte, la possibilité pour les sociétés d’opérer en B to B et en B to C… ou d’interagir en luxembourgeois.

L’utilisation de l’idiome local a pour objectif de pérenniser l’interface localement avant de se diffuser au-delà des frontières du Grand-Duché. C’est en tout cas ce qu’espère le fondateur Lee Provost. Aujourd’hui, la société emploie quatre personnes. Ses lignes de revenu sont l’adhésion des membres premium, les jobs et project boards et la publicité. Lancé en catimini en novembre, le réseau peine à attirer les foules. Il compte aujourd’hui seulement un millier d’utilisateurs. La viralité de la vidéo devrait permettre d’accroître ce résultat.