POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Législatives 2018

Table ronde Élections: quo vadis croissance?



La thématique de la croissance a été largement développée lors du débat politique organisé mercredi soir par Maison Moderne. Paperjam.lu vous propose de revenir en vidéo sur les visions qui ont été proposées par chacun des candidats.

Croissance sélective, qualitative, forcée... Les représentants des six partis siégeant à la Chambre ont pris le temps de préciser la signification qu’ils donnaient aux qualificatifs utilisés pour définir la voie qu’ils souhaitaient donner à l’économie du pays.

Claude Wiseler (CSV): «Tout ce que nous augmentons en PIB, nous l’augmentons en termes de personnes qui viennent travailler au Luxembourg. Nous pensons qu’il est également nécessaire de gagner en productivité.»

David Wagner (Déi Lénk): «Nous n’avons pas forcément peur d’une croissance démographique […], mais le problème que nous avons actuellement est que le Luxembourg pratique une politique de dumping fiscal.»

Fernand Kartheiser (ADR): «Nous sommes dans une situation de croissance forcée et c’est là tout le problème. Pourquoi? Parce que nos assurances pensions fonctionnent de cette façon. […] Il faut commencer maintenant le débat sur la réforme des systèmes sociaux.»

François Bausch (Déi Gréng): «Quand on a fixé une politique de diversification économique, avec des critères très clairs, on peut favoriser ou attirer des entreprises, ou non. La différence est de savoir ce que l’on fait en matière de prospection économique par rapport à la stratégie qu’on s’est donnée.»

Pierre Gramegna (DP): «Ne croyons pas que parce que nous avons 3,5% de croissance depuis quatre ans, elle est garantie pour l’avenir. C’est une illusion absolue. […] Là où nous avons une masse critique et du savoir-faire, il faut se renforcer.»

Étienne Schneider (LSAP): «J’ai un problème avec ceux qui nous disent que la croissance nous crée des soucis et qu’on en veut moins. J’ai une autre approche. Nous avons besoin de cette croissance pour maintenir nos infrastructures, nos salaires, nos retraites, notre système social à un niveau élevé.»