COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Satellites

SES: solides résultats au 1er trimestre



ses_astra_jb-11.jpg

La SES a augmenté ses capacités de 6,5% en un an. (Photo: Julien Becker / archives )

Au premier semestre 2014, l’opérateur de satellites SES affiche une progression de 6% de son chiffre d’affaires. L’ensemble des indicateurs financiers sont bien orientés. La direction confirme ses ambitions de croissance pour l’année.

«Pour ce premier semestre, nous affichons des performances robustes en termes de chiffre d’affaires et d’Ebitda. Nous avons consolidé nos performances sur les marchés européens et internationaux» a souligné Karim Michel Sabbagh, le président et CEO de SES à l’occasion de la présentation des résultats du groupe pour le premier semestre 2014. 

Le chiffre d’affaires s’est élevé à 938,9 millions d’euros, soit une progression de 6,3% (à taux de change constants) par rapport au premier semestre 2013 (910,5 millions d’euros). L’Ebitda qui s’établit à 693,8 millions progressant de 7,4%. Le résultat net part du groupe évolue également positivement avec une hausse de 8,5%, à 290,9 millions d’euros. «Et le carnet de commandes de 7,2 milliards d’euros, au 30 juin, équivaut à 4 ans de chiffres d’affaires», précise le dirigeant.

En Europe, le chiffre d’affaires a augmenté de 13,7%, toujours à taux de change constants, pour s’établir à 514,7 millions d’euros. «Une progression qui s’explique par de nouveaux contrats de capacités signés en 2013, notamment avec Sky Deutschland, mais également par l’évolution des ventes de la plateforme HD+ en Allemagne qui enregistre une hausse de 29% sur un an», indique Ferdinand Kayser, le CCO de SES. 

L’international qui recoupe l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, est également dans le vert, avec une progression du chiffre d’affaires de 8,2% à 257 millions, là encore porté par l’acquisition de nouveaux contrats et des extensions de capacités. Seul le marché de l’Amérique du Nord est en retrait avec une baisse du chiffre d’affaires de 13,5% à 167,2 millions d’euros. «Une baisse imputable au non-renouvellement de contrats par des clients gouvernementaux mais nous avons également, dans le même temps, décroché un certain nombre de nouveaux contrats», tempère Ferdinand Kayser.

Dans le ciel et sur terre

Ces évolutions positives ont été rendues possibles par l’entrée en service de trois nouveaux satellites en 2013 qui ont permis d’augmenter les capacités-répéteurs disponibles de 6,5% par rapport à juin 2013. Quatre autres satellites sont également en cours de construction. 

Mais au-delà des investissements réalisés dans les «infrastructures», l’opérateur de satellites mise sur le développement de services qui répondent précisément aux besoins de ses clients. «Notre stratégie repose sur une implication forte sur le terrain. Nous disposons actuellement de plusieurs bureaux en Afrique et en Asie notamment et effectuons un gros travail d’accompagnement et d’écoute de la clientèle», explique Karim Michel Sabbagh.
Une clientèle qui se divise en quatre marchés bien identifiés: celui de la vidéo qui reste le marché le plus important (70% du chiffre d’affaires) et qui offre encore des relais de croissance importants avec le lancement de l’ultra haute définition (UHD), le marché institutionnel, celui des grandes entreprises déployées dans le monde, actives dans des activités comme le pétrole ou le gaz, enfin, tout ce qui concerne l’aviation et le «maritime».

Forte de ce solide bilan semestriel, l’entreprise confirme ses prévisions financières pour 2014, soit une croissance du chiffre d’affaires et de l’Ebitda de 6 à 7%.