ENTREPRISES & STRATÉGIES — Artisanat

SD Worx: payroll en ligne



Paperjam

SDWorx, installée sur le parc d'activités de Capellen, c'est une PME de 23 personnes, deux ans d'âge au Luxembourg, constituée en joint-venture avec la Fiduciaire générale du Luxembourg. La maison mère belge, bien plus volumineuse, est, quant à elle, au top du secrétariat social et de la gestion des ressources humaines depuis l'immédiat après-guerre, avec 600.000 salariés en portefeuille.

Au Grand-Duché, au-delà de la gestion des salaires (en outsourcing ou via la mise à disposition de logiciels adaptés, en liaison avec la société Partenaires Sociaux) qui demeure son core business incontestable, SD Worx a développé une gamme de produits et services couvrant pratiquement toute la gestion des ressources humaines: informations sur le droit du travail, formations et séminaires, assistance sur site, conseil, facilitation du processus de recrutement...

Au rayon "payroll', quelque 6.500 documents de salaires sortent mensuellement, pour une palette d'employeurs, de 1.000 salariés à... un seul. Et dans des domaines aussi variés que le secteur financier, les sociétés de services, mais aussi l'industrie et l'artisanat. Depuis peu, SD Worx mène une expérience pilote, avec la Banque Degroof Luxembourg, de "e-payroll': une gestion en ligne de A à Z.

"Nous travaillons pour les gestionnaires des ressources humaines, mais aussi pour la direction de l'entreprise, explique Olivier Noblot, directeur général de SDWorx Luxembourg. "Les décisions sont souvent prises sur base d'informations concernant le personnel qu'il est souvent difficile d'obtenir et de réconcilier à moins de s'en remettre à sa fiduciaire pour le faire moyennant facturation'.

Après l'encodage des données basiques, une "pré-digestion' intervient chez SDWorx. Transmises en ligne, les informations mènent aux fiches de salaires, qui retournent, en ligne, au destinataire. Et ces informations sont utilisables en direct pour le management. "Ainsi, rien ne sort du %u2018tuyau', évidemment sécurisé et confidentiel de bout en bout. Le client reste propriétaire et responsable de ses données. Il y a surtout un gain de temps, de qualité, d'efficacité et donc d'argent. Et la boucle ainsi bouclée offre un outil de reporting précieux pour les dirigeants".

Simple et efficace... Mais cet oeuf de Colomb conserve pour l'heure un côté très novateur au Grand-Duché. "Le système est souple, ouvert et évolutif. Nous avons un software de base, pour l'encodage. Mais VisionX n'est pas obligatoire. D'autres entrées permettent de faire tourner le système. Le processus de gestion des données se passe chez nous".

D'autres variantes, éprouvées en Belgique, peuvent compléter la panoplie, comme un outil, en amont, permettant à l'employé, sur l'Intranet de la société par exemple, de demander ses congés, lesquels, une fois validés par les chefs de service, entrent directement dans la gestion du payroll.

Dans tous les cas de figure, les allées et venues, le papier et les fichiers disparates laissent la place à une gestion intégrée, en ligne. Le e-payroll fonctionne désormais au Luxembourg. Et il a, manifestement, de beaux jours devant lui..