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Santer en partance de CLT-Ufa



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Jacques Santer était président du CA de CLT-Ufa depuis 2004. (Photo: archives Maison Moderne)

L’ancien Premier ministre et président du conseil d’administration du pilier diffusion de RTL Group a indiqué vouloir passer la main l’an prochain.

Le principal intéressé a confirmé l’information à nos confrères du Wort. Le ministre d’État honoraire Jacques Santer souhaite se retirer en mai 2017 du conseil d’administration de CLT-Ufa, l’un des piliers de RTL Group, dédié particulièrement à la diffusion.

Âgé de 80 ans en 2017, Jacques Santer souhaiterait ainsi se dédier à d’autres occupations. Il est par ailleurs président de la Fondation du mérite européen.  

Il fut reconduit l’an dernier lors de l’assemblée générale de la présidence de CLT-Ufa pour une durée de trois ans, selon les informations du groupe à l’époque. Celui qui fut aussi président de la Commission européenne est à la tête de ce conseil d’administration depuis 2004.

Ce sont donc deux sièges qui se libéreraient l’an prochain, en plus de celui d’Alain Berwick, qui a récemment annoncé son départ fin d’année de la direction opérationnelle de RTL Lëtzebuerg et du CA de la CLT-Ufa l’an prochain, sur fond d’affaire Lunghi. Le Wort indique que le départ prématuré de Jacques Santer n’aurait aucun rapport avec cette affaire, l’ancien Premier ministre étant un supporter du directeur démissionnaire et ancien président du Mudam. Il figurait parmi le cercle restreint des invités aux remerciements organisés pour Enrico Lunghi.

Nos confrères indiquent que l’ancien ministre des Communications Jean-Louis Schiltz pourrait succéder à l’ancien Premier ministre, également CSV, Jacques Santer. Une information non confirmée par celui qui est redevenu avocat.

Coïncidence, Jean-Louis Schiltz avait participé en 2007 en tant que membre du gouvernement Juncker à la négociation du nouvel accord de concession entre RTL et l’État luxembourgeois, accord courant jusqu’en 2020 et actuellement rediscuté entre les deux parties. L’enjeu porte sur l’utilisation des signaux et fréquences, propriétés de l’État, mais qui sont mises à disposition à des conditions adaptées en échange d’une mission de service public délivrée par RTL.

(Photo: gouvernement.lu)