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Saint-Paul : des discussions bloquées



Le LCGB a prévu de manifester, ce lundi 3 décembre, devant le siège du groupe. (Photo : Luc Deflorenne / archives)

Le LCGB a prévu de manifester, ce lundi 3 décembre, devant le siège du groupe. (Photo : Luc Deflorenne / archives)

Les discussions se poursuivent, dans le cadre du projet de restructuration du groupe Saint-Paul. Non sans mal. Après un comité mixte réuni en début de semaine, et une réunion du personnel ce vendredi, les contours du projet semblent se préciser. 74 personnes seraient concernées par un départ, et 100 personnes reclassées en interne. Le LCGB proteste.

Annoncée l’été dernier, la restructuration du groupe Saint-Paul vise, selon sa direction, à donner une taille et une organisation au groupe qui lui permette d’évoluer dans le contexte actuel de la presse quotidienne. Entre avènement du « tout numérique » et baisse des recettes.

Un objectif que la direction du groupe, employant 500 personnes, entend atteindre notamment via une suppression d’environ 15 % des effectifs. L’arrêt du Point 24, au 21 décembre prochain, fait partie de cette logique.

Discussions bloquées

Mais les discussions autour de l’aménagement du plan social semblent tourner court. Le LCGB reproche tout d’abord l’attitude de Saint-Paul, qui n’accepterait pas d’examiner les 74 postes concernés au cas par cas.

Le syndicat déplore également une stratégie de « filialisation » entreprise par le groupe (synonyme d’une centaine de transferts en interne), qui serait à l’avenir composé de différentes branches auxquelles des partenaires externes pourraient se greffer. D’où la crainte du LCGB de voir à la fois la convention collective, la gestion des ressources humaines et la délégation du personnel divisées, au sein desdites éventuelles filiales.

Une manifestation avant l’officialisation

Selon les déclarations de la direction, les diminutions de postes concerneraient les services de supports et techniques. La confirmation se fera rapidement, car le groupe a désormais 15 jours pour notifier officiellement ses intentions auprès du syndicat.

En attendant, le LCGB appelle le personnel du groupe à manifester, ce lundi 3 décembre, à 13 h 30 au 2, rue Christophe Plantin.

L’objectif affiché par la direction de voir les négociations aboutir d’ici à la fin de l’année semble – a priori – difficile à atteindre.