COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Ressources humaines

Etude KPMG

RH: le secteur financier croit en la reprise



Jean-Pascal Nepper (KPMG): «Dans le même temps, les licenciements ou invitations au départ, hors plans sociaux, sont en hausse.» (Photo: Luc Deflorenne/archives)

Jean-Pascal Nepper (KPMG): «Dans le même temps, les licenciements ou invitations au départ, hors plans sociaux, sont en hausse.» (Photo: Luc Deflorenne/archives)

Selon l’étude annuelle menée par KPMG, nombre d’entreprises anticipent une reprise en 2011. Si aucun des répondants ne table sur une baisse des effectifs cadres, la prudence reste de mise.

Dans un contexte économique global toujours délicat, mais certainement moins mauvais qu’il y a un an, la 21e édition du KPMG Remuneration Survey dédié au secteur financier, laisse apparaître une certaine dose d’optimisme – quoique modéré – quant à l’évolution des affaires de la part des banques, assureurs et acteurs des fonds d’investissement luxembourgeois.

L’étude, qui couvre la période mai 2009 - mai 2010, a été menée auprès de 40 institutions financières de la Place. Au total, ce sont ainsi près de 6.300 postes de travail (un peu plus de 850 cadres et près de 5.500 employés) qui ont été passés au crible.

Optimisme sur l’activité

Conformément aux prévisions énoncées l’année précédente dans le cadre de cette même étude, l’évolution des effectifs de l’échantillon s’affiche à la baisse (-1%). Mais pour ce qui est de l’exercice en cours, aucun des répondants ne table sur une baisse des effectifs «cadres» et seulement 19% (contre 22% un an plus tôt) s’attendent à une baisse des effectifs «employés». En revanche, ils sont 46% à prévoir une hausse de cette dernière catégorie, soit plus du double que l’année dernière.

Cet optimisme se ressent aussi dans les prévisions du volume d’activité: 94% des répondants s’attendent à une stagnation ou une progression pour l’année prochaine. Ce qui n’empêche pas certaines interrogations quant aux moyens humains à y consacrer. Ainsi, le recours à des contrats de travail à temps partiel est passé, en un an, de 13% à 17% «Les institutions financières ont besoin de personnel, mais ne savent pas toujours si elles auront encore besoin d’eux un an plus tard», analyse Jean-Pascal Nepper, director chez KPMG Advisory, qui a supervisé cette étude.

Anticipations contraires

A cette prudence manifeste quant aux modes de recrutement s’ajoute parfois le constat d’anticipations totalement contraires. «Dans le secteur des fonds, par exemple, ils sont 7% à anticiper une croissance des effectifs entre 5 et 10%, mais ils sont autant à tabler sur une baisse des effectifs dans la même fourchette, note M. Nepper. Il demeure beaucoup de questions sur l’avenir, y compris sur le positionnement intra-groupe, avec l’objectif de créer, au Luxembourg, un centre d’excellence.»

Globalement, le turnover est en léger recul (10% contre 12% l’année précédente, à échantillon constant), mais le taux d’absentéisme, lui, a été divisé par deux, à 2,02%. «Dans le même temps, les licenciements ou invitations au départ, hors plans sociaux, sont en hausse. Les employeurs semblent laisser passer moins de choses qu’avant à leurs salariés.»