POLITIQUE & INSTITUTIONS
POLITIQUE

Appel à participation

Rêver pour changer le monde



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Le film sera réalisé par Sylvie Blocher et Donato Rotunno (Photo: Tarantula)

L’artiste française Sylvie Blocher recherche 
des hommes, des femmes, des adolescents 
qui désirent participer à un film dans le cadre de son exposition au Mudam.

Sylvie Blocher travaille avec la vidéo. Mais elle travaille surtout avec les gens. Depuis de nombreuses années, elle interroge différentes populations sur des sujets profonds. En dialogue avec la caméra, beaucoup se livrent et se racontent. Au fil de ses œuvres, elle fait écho à différentes problématiques telles que l’identité, l’altérité, l’utopie, le partage des responsabilités, la question du politique.

Avec «S’inventer autrement», l’exposition que lui consacre le Mudam à partir de novembre, le public pourra non seulement découvrir ses œuvres récentes, mais aussi participer à la création d’un film. En effet, le Grand Hall du Mudam sera transformé en studio de tournage au sein duquel les visiteurs qui le souhaitent pourront quitter le sol pendant quelques minutes afin de «repenser le monde».

Alimentant en temps réel une installation vidéo de l'exposition, les images produites seront également le point de départ d’un film coréalisé par Donato Rotunno (Tarantula) et Sylvie Blocher. «C’est l’histoire d’un musée au Luxembourg où des visiteurs ne se contenteraient pas de regarder poliment les œuvres, mais décideraient sur un coup de tête de tester pendant quelques minutes un décollement du monde», explique Sylvie Blocher.

Venir avec une idée pour changer le monde

«Pour prendre part à ce projet, intitulé 'Dreams Have a Language', 
vous devez vous inscrire et vous présenter au Mudam avec une idée pour changer le monde. 
Celle-ci peut être poétique, politique, musicale, esthétique, émotionnelle, révolutionnaire, scientifique, architecturale, éducative, financière, climatique, culinaire, sonore, etc. 
Toutes les idées, des plus simples aux plus ambitieuses, sont les bienvenues», détaille l’artiste. «Pour vous aider dans ce voyage imaginaire, 
vous pourrez, à l’aide d’une machine de vol, 
vous détacher du sol, de 10 cm à 12 m de hauteur, 
selon votre désir.»

Les images des corps en suspension tournées dans le Grand Hall sont retransmises au cœur de l’exposition. Silencieuses et au ralenti, projetées sur quatre écrans repartis dans l’espace, elles créent un environnement immersif où notre rapport au temps et à l’espace est remis en jeu. À travers les fragments de corps qu’elle met en scène, l’installation vidéo propose également une réflexion sur les questions de l’identité, de l’altérité et de la communauté.

 

Inscriptions et détails jusqu’au 31 octobre au 45 37 85 531 et sur www.dreams.lu

Tournage au Mudam entre le 5 et le 30 novembre