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Revue de presse

Reporter la date du Brexit reste possible



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Pour Jean-Claude Juncker, nul ne s’opposerait à un report de la date du Brexit. (Photo: Shutterstock)

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a indiqué que si une extension des discussions était demandée, «nul en Europe ne s’y opposerait».

Voilà qui va peut-être faire bouger les lignes. Alors que le Brexit approche et sera effectif le 29 mars, le Parlement anglais n’a toujours pas validé l’accord passé entre son gouvernement et l’Union européenne en ce qui concerne les modalités de départ. L’impasse est même totale et fait craindre de plus en plus un «no deal». À moins que...

Dans une interview au Stuttgarter Zeitung, Jean-Claude Juncker a en tout cas tendu une perche aux Britanniques. Le président de la Commission européenne indique en effet que si une demande est faite pour prolonger les discussions sur l’accord de Brexit, «nul en Europe ne s’y opposerait». Le président a cependant indiqué n’avoir aucun calendrier à l’esprit. À l’heure actuelle, de plus, aucune demande en ce sens n’a encore été formulée.

Le Labour se divise

Mais chaque jour ou presque apporte du neuf, d’un côté ou de l’autre de la Manche. Lundi, sept députés du Labour ont ainsi quitté les rangs de leur parti pour siéger dans un groupe distinct baptisé «The Independent Group». Ils concrétisent ainsi leurs critiques à l’égard du leader travailliste Jeremy Corbyn, à qui ils reprochent notamment son refus de prendre la tête du mouvement qui réclame un nouveau référendum sur le départ de l’UE. 

Cette désertion révèle les profondes fractures au sein du Labour. Et fait les affaires de la Première ministre Theresa May, puisque les sept députés concernés pourront désormais voter sans avoir à observer de consignes. Elle s’en frotte les mains à 10 jours d’un nouveau vote sur le Brexit au Parlement londonien.