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Rebond printanier pour les OPC



Les OPC et les Fis reprennent vigueur depuis le début de l'année à la faveur de la remontée des cours du pétrole, rapporte la CSSF. (Photo: Maison Moderne)

Les OPC et les Fis reprennent vigueur depuis le début de l'année à la faveur de la remontée des cours du pétrole, rapporte la CSSF. (Photo: Maison Moderne)

Le patrimoine global net des OPC et des Fis a progressé en avril pour le deuxième mois consécutif.

Après une tendance à la baisse sur une grande partie de l’année 2015, l’embellie se confirme pour les organismes de placement collectif luxembourgeois (OPC). Au 30 avril, le volume des actifs nets s’élevait à 3.442,080 milliards contre 3.395,404 milliards au 31 mars 2016 (+1,37%).

L’industrie affiche donc un gain de 46,6 milliards d’euros d’actifs en un mois, attribué par la CSSF au solde des émissions nettes positives à concurrence de 24,5 milliards et de l’évolution favorable des marchés financiers pour 22,2 milliards.

Les OPC et les Fis, au nombre de 14.165 fin avril, ne parviennent cependant pas au niveau qui était le leur en avril 2015: leur patrimoine global net reste 2,73% en deçà de la valeur atteinte à l’époque.

Les pays émergents s'en sortent mieux

«Les catégories d’OPC à actions européennes et américaines ont réalisé une performance positive sous l’effet notamment de chiffres de croissance positifs de part et d’autre de l’Atlantique», avance la CSSF. «Si les cours boursiers au niveau de la catégorie d’OPC à actions du Japon se sont développés négativement dans un contexte d’indicateurs de conjoncture en dessous des attentes des investisseurs et de l’absence de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire par la Banque du Japon, cette baisse a cependant été plus que compensée par la forte appréciation du yen de plus de 4,5% par rapport à l’euro.»

Du côté des pays émergents, les catégories d’OPC à actions d’Asie, d’Europe de l’Est et d’Amérique latine affichent une légère progression malgré des problèmes économiques et politiques dans ces régions.

Les OPC à obligations libellées en euros ont baissé en valeur dans un contexte de crainte de récession mondiale et d’«attitude attentiste de la BCE» (Banque centrale européenne). Celles libellées en dollars se sont appréciées, tout comme celles des pays émergents, «sur fond de remontée des cours des matières premières, de données conjoncturelles plus stables en Chine et de la prudence affichée par la Banque centrale américaine dans sa politique de remontée des taux directeurs».