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Que faire avec une imprimante 3D grand public?



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Ces imprimantes permettent donc de reproduire des figurines ou des pièces d’une complexité moyenne. (Photo: DR)

On trouve dorénavant des imprimantes 3D en grande surface pour quelques centaines d’euros. Si l’obstacle du prix a tendance à disparaître, il faut se poser la question de l’utilité de tels matériels.

Les imprimantes 3D sculptent des objets en volume. L’encre est remplacée par des fils constitués de plastique, de cire, de métal, de céramique, voire de verre.

Ces matériaux sont chauffés de manière à être fondus puis déposés en fines couches sur le support au moyen de buses rotatives. L’objet se constitue petit à petit, couche après couche, tel un millefeuille. Un logiciel spécialisé se charge de communiquer avec l’imprimante, lui fournissant les instructions de découpe issues du logiciel de CAO (conception assistée par ordinateur) qui a servi à modéliser l’objet en 3D.

Jadis réservés à l’industrie, les outils de modélisation 3D se démocratisent, qu’il s’agisse de programmes résolument destinés au grand public, comme Paint 3D de Microsoft, ou de logiciels aux compétences professionnelles, mais proposés gratuitement en open source, à l’image de Blender. 

«Une impression peut durer des heures»

Car c’est là la vraie nouveauté: les particuliers peuvent dorénavant s’offrir cette technologie à moindre coût. Certains hypermarchés commercialisent des imprimantes 3D à des prix défiant toute concurrence. Les modèles Creality CR-10, Alfawise U20 ou Tevo Tornado valent ainsi autour de 300 euros. Il s’agit d’imprimantes équipées d’une buse montée sur deux axes, offrant un volume d’impression de 30x30x40cm et d’un plateau chauffant. Le pilotage s’effectue depuis un écran tactile ou via une application installée sur un ordinateur relié en USB.

Les objets obtenus sont constitués de plastique (PLA) monochrome pouvant atteindre jusqu’à 10 ou 15cm de haut. Le niveau de finition dépend du degré d’épaisseur des couches de matière. Un objet imprimé en 0,10mm bénéficiera d’un rendu bien plus fin que le même paramétré en 0,40mm. Son impression nécessitera plus de temps, sachant qu’il faut environ 100 couches pour obtenir une pièce de 1cm de haut en mode 0,10mm. 

Ces imprimantes permettent donc de reproduire des figurines ou des pièces d’une complexité moyenne (décapsuleur, porte-clés, repose-casque, porte-savon, dessous de verres, etc.). Attention, l’impression s’avère assez longue. Plusieurs heures sont nécessaires pour obtenir un objet de bonnes dimensions.

Dernier point à ne pas négliger, ces imprimantes sont encombrantes, bruyantes et souvent assez délicates à configurer. La plupart des modèles très bon marché sont livrés en kit et doivent être assemblés par l’utilisateur.