POLITIQUE & INSTITUTIONS
POLITIQUE

L’immanquable du week-end

Quand l’affiche s’affiche



unknown.jpeg

Un appel a été lancé pour inventer des pitchs de films imaginaires et l’univers graphique qui s’y rattache. 24 projets ont été retenus, en plus de 14 autres de la sélection Jeunes Talents des étudiants des classes BTS réalisateur graphique et animation du Lycée des arts et métiers. (Photo: Maison Moderne)

L’exposition «Pitch», proposée aux Rotondes dans le cadre du Luxembourg City Film Festival, rassemble des affiches de films qui n’existent pas encore. Rafraîchissant.

«Never judge a book by its cover», dit la sagesse populaire. Pourtant, dans le cinéma, l’affiche a longtemps été un des outils de communication privilégiés qui permet au futur spectateur de se faire une idée (parfois fausse) sur le film. Aujourd’hui, les bandes-annonces remplissent sans doute ce rôle, et les affiches sont moins spectaculaires que par le passé.

C’est avec un brin de nostalgie pour l’époque des vidéoclubs où on allait choisir ses films en lisant les résumés sur le dos des jaquettes que Fred Neuen a lancé l’idée de l’exposition «Pitch». Rappelons que le mot évoque la formule anglaise «sales pitch» («argument commercial») pour décrire la synthèse d’un récit, d’une œuvre de fiction, à travers une phrase ou un petit paragraphe.

Un appel a été lancé pour inventer des pitchs de films imaginaires et l’univers graphique qui s’y rattache. 24 projets ont été retenus, en plus de 14 autres de la sélection Jeunes Talents des étudiants des classes BTS réalisateur graphique et animation du Lycée des arts et métiers. L’idée est de valoriser les professions du cinéma, dont deux métiers, en particulier, et qui interviennent très en amont d’un projet cinématographique: celui de scénariste et son travail d’écriture, d’une part, et celui d’illustrateur et son travail graphique autour d’un univers seulement en devenir, d’autre part.

Tous les genres

Les projets sont exposés dans la galerie de la Rotonde 1, qui se transforme en une sorte de vidéoclub des années 80. Le visiteur peut s’amuser à regarder les affiches et lire les pitchs pour imaginer le film à venir. Car on est bien dans un esprit ludique: les films n’existent pas... ou pas encore, certains pourraient finalement voir le jour.

Tous les genres cinématographiques sont passés en revue, du drame à la comédie, en passant par la science-fiction et le film d’horreur. Et les auteurs ont travaillé dans le respect des codes de la promotion: page Facebook pour le film, citations de critiques de presse, biographies des comédiens, petite phrase choc…

Un jury a sélectionné les meilleures contributions. «The Light of Darkness» de Kirill Mitsurov gagne le premier prix, suivi de «Brain Bug» de Laurent Prim et Federico Milella, et de «4 am Revéier und der Wolf von Donkols» de Mischa Bernauer et Mathias Hoffmann. Arthur Loyen, Joana Giesen et Julien Ramos («Brûme»), Anaïs Peignier, Ana Da Silva et Felix Heintz («Perdu»), et Ana Da Silva («Sing!») sont récompensés dans la catégorie Jeunes Talents.

Jusqu’au 4 mars aux Rotondes.