ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Soutien à l’entrepreneuriat

Pour des start-up au féminin



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«Il ne s’agit pas d’accompagner mais d’orienter ces entrepreneuses vers les bonnes personnes», précise Marie-Adélaïde Gervis (gauche), la présidente et fondatrice de Wide. (Photo: Maison Moderne)

L’asbl Women in Digital Empowerment (Wide), qui promeut la place des femmes dans les secteurs des nouvelles technologies, a lancé vendredi le programme «Startup Leadership». Cette initiative vise à soutenir 10 projets entrepreneuriaux féminins, notamment avec l’aide de 15 conseillers très spécialisés.

S’il est aisé de citer une start-up innovante et prometteuse au Luxembourg, il est en revanche plus difficile de trouver une femme à son initiative. Déjà très peu représentée dans le domaine des nouvelles technologies, la gent féminine l’est encore moins quand celles-ci sont associées à l’entrepreneuriat.

Pourtant, le potentiel existe et Wide compte bien contribuer à faire sortir ces petites graines de l’ombre. L’asbl encourage depuis plus de trois ans l’engagement des femmes dans ce secteur, notamment en organisant des cours de coding.

«Les femmes qui participent à nos événements viennent nous voir avec des idées, mais elles n’osent pas aller plus loin ou veulent attendre d’avoir un dossier parfait avant de le présenter à un investisseur, or un projet entrepreneurial n’est jamais parfait», a expliqué Marina Andrieu, la directrice de Wide, à la Maison de l’Union européenne à Luxembourg-ville, vendredi.

Un engagement personnel

D’où l’idée du programme «Startup Leadership», qui vise à encourager 10 femmes dans la création de leur entreprise dans le domaine digital. «Il existe déjà beaucoup d’initiatives pour soutenir la création de start-up et nous ne voulons pas proposer un nouveau programme de mentoring, mais plutôt donner un coup de pouce à ces femmes et leur permettre d’accéder à un réseau d’experts», a ajouté Marina Andrieu.

Et c’est justement ces experts ou «advisors» qui constituent le grand intérêt de ce programme. Ils sont 15, issus de domaines très variés mais ils entretiennent tous un lien très étroit avec les nouvelles technologies.

En voici la liste: Sylvain Chery (Agile Partner), Genna Elvin (Tadaweb), Jean-Paul Hengen (ICT Cluster, Luxinnovation), Marc Jacobs (Imajine Consulting & Funcoats SA), Laurent Kratz (Scorechain), Nadia Manzari (CSSF), Marie-Hélène Massard (Axa), Erica Monfardini (LCSB), Adrien Rollé (Finimmo), Florence Roux (Christmann), Sarah Khabirpour et Pierre-Olivier Rotheval (Bil), Evan Schwartz (Ripple), Virginie Simon (MyScienceWork), Diane Tea (Coach), Denise Voss (Alfi), Sébastien Wiertz (Paul Wurth InCub) et Nasir Zubairi (Lhoft).

«Ce sont toutes des personnes très occupées, mais elles se sont engagées personnellement dans ce projet», a précisé Marie-Adélaïde Gervis, la présidente et fondatrice de Wide.

Orienter plutôt qu’accompagner

Au-delà de cette mise en relation, l’asbl souhaite organiser des ateliers thématiques qui seront définis en fonction des besoins de chaque participante. «Mais encore une fois, il ne s’agit pas d’accompagner mais d’orienter ces entrepreneuses vers les bonnes personnes et leur permettre de pousser les portes des nombreuses initiatives qui existent pour aider les entrepreneurs», complète Marie-Adélaïde Gervis.

L’appel à projets est donc lancé, un formulaire étant disponible sur le site internet de l’association. L’objectif: détecter les nouveaux talents et les bonnes idées. Une session de pitching plus formelle, mais «qui ne doit pas faire peur», sera organisée le samedi 23 septembre.

L’équipe de Wide sélectionnera alors 10 projets. «Nous n’avons pas encore les ressources pour en soutenir plus, mais nous espérons que ce programme va grossir dans les années à venir», promet Marina Andrieu.