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Une rumeur devenue officielle

Philippe Richert quitte la Région Grand Est



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Philippe Richert était président de la Région Grand Est depuis janvier 2016. Il abandonne son mandat plus de trois ans avant son terme. (Photo: DR)

Le président du Grand Est dit vouloir que se prépare déjà le renouvellement de la composition des élus de la région, en 2021, auquel il ne participera pas. Sans évoquer les réelles motivations qui auraient dicté son choix.

La rumeur circulait depuis quelques jours et elle s’est confirmée ce samedi. Philippe Richert (Les Républicains) abandonne la présidence de la Région Grand Est qu’il détenait depuis janvier 2016.

À l’issue d’une réunion avec les élus de sa majorité réunis à Strasbourg, siège de la Région, l’ancien ministre chargé des Collectivités territoriales sous Nicolas Sarkozy a fait part de sa décision, indiquant qu’il abandonnait aussi son mandat de président de l’Association des présidents de régions de France.

Âgé de 64 ans, celui qui fut aussi président de la Région Alsace avant sa fusion avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne dans le Grand Est a indiqué qu’il fallait «penser à la suite, à 2021 (le renouvellement de la composition des élus du Grand Est, ndlr)» avec, parfois des sanglots dans la voix.

«C’est parce que je ne serai pas candidat que j’ai décidé d’arrêter en cours de mandat. Parce que c’est l’intérêt général du territoire qui compte. J’ai décidé de faire en sorte qu’on puisse passer la main et que les choses puissent être bien préparées», a encore précisé Philippe Richert.

Cependant, sans qu’il en ait touché mot, la décision du président du Grand Est serait liée à une lassitude de sa part face au comportement d’élus alsaciens souhaitant le retour de la Région Alsace dans ses limites d’avant la réforme des régions françaises en 2015.

En plus d’ennuis de santé, il était aussi très affecté et remonté contre la décision du gouvernement d’Édouard Philippe d’amputer la dotation des régions françaises de 450 millions d’euros, contraire à celle du gouvernement précédent, sous Manuel Valls.

En attendant la désignation d’un successeur à Philippe Richert, le 20 octobre en séance plénière de la Région Grand Est, c’est le premier vice-président Jean-Luc Bohl, maire de Montigny-lès-Metz, qui assurera l’intérim.

Ce dernier figure parmi les candidats les plus cités pour reprendre la présidence du Grand Est, aux côtés du Mulhousien Jean Rottner, du député des Ardennes Jean-Luc Warsmann, du maire de Saint-Dié Jean-Luc Valence, ainsi que de la quatrième vice-présidente de la Région Grand Est et adjointe au maire de Nancy, Valérie Debord.