POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Après le détournement de 7,5 millions d’euros

Peine allégée en appel pour Fabien Gaglio



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Fabien Gaglio a vu sa peine réduite en appel au Luxembourg, mais encourt une condamnation plus lourde en Suisse pour le détournement de plus de 80 millions d'euros. (Photo: Maison moderne / archives)

La Cour d’appel a confirmé mercredi la condamnation du gestionnaire de fortune, tout en réduisant la peine d’emprisonnement à quatre ans dont deux avec sursis, et 75.000 euros d’amende.

Les juges de la Cour d’appel ont conclu à la culpabilité de Fabien Gaglio pour faux et usage de faux, tout en allégeant ses peines en-deçà même des réquisitions du procureur général.

Convaincu de la culpabilité et du comportement fautif du prévenu, le tribunal d’arrondissement de Luxembourg avait condamné Fabien Gaglio à une peine d’emprisonnement de 5 ans avec 2 ans et demi de sursis et à une amende de 150.000 euros, nonobstant l’indemnisation de ses victimes.

Les explications du prévenu, son repentir et sa reconversion réussie loin des ors de la gestion de fortune n’avaient pas pesé lourd face à ses méfaits présumés. Le quadragénaire français a détourné près de 7,5 millions d’euros auprès de certains clients de H CTG, la filiale de la société suisse Hottinger&Partners qu’il a créée à Luxembourg avec son associé Jean-François de Clermont-Tonnerre.

Le gestionnaire de fortune a délesté certains clients afin de masquer les pertes sur investissements subis par d’autres, allant jusqu’à produire des faux comme une demande de prêt de 400.000 euros signée au nom de Laïth Al Sarraf. Le prévenu a nié à la barre tout enrichissement personnel même si certains éléments de l’instruction tendent à démontrer le contraire.

Fabien Gaglio avait interjeté appel de sa condamnation et été entendu le 15 mars dernier par la Cour d’appel. Le procureur général avait demandé la confirmation de la peine d’emprisonnement de 5 ans prononcée en première instance, tout en considérant que le prévenu devrait bénéficier de davantage de sursis, sans pour autant quantifier sa demande. Il avait également suggéré que l’amende de 150.000 soit revue à la baisse.

Fabien Gaglio est également poursuivi dans le volet suisse de cette affaire. Toujours en cours d’instruction, ce dernier concerne cette fois plus de 82 millions d’euros.