POLITIQUE & INSTITUTIONS

Remise des prix de la CNPSES

Passage de flambeau



Ces 40 lycéens sont ceux qui ont obtenu les meilleures notes dans les matières économiques et sociales cette année. À gauche, les parrains de la cérémonie, qui s’engagent chacun dans l’éducation financière à leur niveau. (Photo: Marion Dessard)

Ces 40 lycéens sont ceux qui ont obtenu les meilleures notes dans les matières économiques et sociales cette année. À gauche, les parrains de la cérémonie, qui s’engagent chacun dans l’éducation financière à leur niveau. (Photo: Marion Dessard)

La CNPSES remettait ce 13 juillet la moisson 2016 de ses prix aux 40 lycéens ayant eu les meilleures notes en sciences économiques et sociales. L’occasion de rappeler l’importance de ces matières pour la suite de leur parcours, mais aussi de leur présenter le secteur des fonds et ses différents métiers.

Chaque année, la Conférence nationale des professeurs en sciences économiques et sociales distingue les élèves les plus méritants en leur offrant un certificat et des ouvrages en sciences économiques. Cette année, la cérémonie avait lieu à la Chambre de commerce. Pour Marc Muller, président de l’association, c’est, à chaque fois, l’occasion de marteler l’importance de rapprocher écoles et entreprises.

«Comprendre l’économie est indispensable pour comprendre la société. Pour bien choisir son orientation professionnelle, il faut tenir compte des réalités économiques. Les secteurs de pointe comme l’ICT, l’espace ou l’industrie automotive auront besoin de ressources en nombre demain», a-t-il introduit.  

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Avant la remise effective des prix, les lauréats, leur famille et leurs professeurs ont pu écouter une présentation sur les fonds d’investissement et leurs possibilités de carrières. Pour la première fois réalisée sous forme d’interview, elle a accueilli sur scène un trio d’orateurs: Denise Voss, présidente de l’Alfi, Camille Thommes, son directeur général et Pierre Oberlé, senior business development manager de l’association et modérateur du jour. Chacun est revenu sur son parcours et ses choix de carrière.

Pour trouver un emploi, il faut multiplier les contacts.

Denise Voss, présidente de l’Alfi

«Faites des études et formez-vous tout au long de votre vie», tel est le message donné par Denise Voss, également directrice de Franklin Templeton depuis 2000, une entreprise qui emploie 9.000 personnes dans 30 pays, dont 120 au Luxembourg. «Pour trouver un emploi, il faut multiplier les contacts et être curieux. Arrivée au Grand-Duché en 1990, j’ai grandi avec les fonds. Aujourd’hui, mon job est de représenter le secteur et de faire en sorte qu’il continue de se développer.» 

Faire connaître un secteur

En quelques chiffres, les fonds d’investissement, pan de l’économie généralement peu connu des lycéens, sont 3.800 à être domiciliés au Luxembourg. Ils représentent 3.400 milliards d’actifs, soit plus que le PIB allemand, et emploient 15.000 personnes, ce qui équivaut à 4% de la population active. Leur impact sur le PIB est de 8% et ils contribuent à 10% des recettes fiscales de l’État, soit environ un milliard d’euros chaque année.   

Nos métiers sont plus diversifiés qu’on ne croit.

Camille Thommes, directeur général de l'Alfi

«Le Luxembourg est le premier centre européen en matière de fonds, cela représente de nombreuses opportunités d’emploi pour les jeunes. C’est un secteur qui a besoin de différents types de profils, de l’IT au marketing en passant par la comptabilité. Nos métiers sont plus diversifiés qu’on ne croit», partage Camille Thommes, ancien banquier ayant dirigé la branche «fonds» de la BCEE et ayant démarré sa carrière à la Banque générale, aujourd’hui responsable de la gestion quotidienne de l’Alfi. En 2015, sa trentaine de collaborateurs a organisé 15 conférences à l’étranger dans 11 pays.

Très impliquée sur le plan de l’éducation financière, l’Alfi contribue à démocratiser l’investissement et ses ressorts. «Les fonds sont un mécanisme financier qui permet d’investir une partie de son épargne dans une optique de long terme. On peut l’utiliser quand on en a besoin, par exemple, pour acheter une voiture ou un appartement. Pour bien investir, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, mais diversifier son portefeuille. Cela peut être des petites sommes. Il ne faut pas forcément être riche pour faire des investissements», a expliqué Denise Voss.