ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Événement Start-up

Paris, capitale de la tech pour trois jours



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8.000 start-up, dont 1.800 exposantes ou participantes à des sessions de pitchs, sont attendues à Viva Technology entre jeudi et samedi. (Photo: Licence C. C.)

Le salon Viva Technology 2018 s’ouvre ce jeudi dans la capitale française. Ce rendez-vous tente de s’imposer comme le pendant du CES de Las Vegas en Europe. Après seulement trois ans d’existence, il est en passe de réussir son pari.

Il n’en est qu’à sa 3e édition, mais il fait déjà beaucoup parler de lui dans le monde des start-up et des nouvelles technologies. Et il suffit d’énumérer quelques-uns des «speakers» annoncés pour se rendre compte de sa dimension internationale: Mark Zuckerberg (CEO de Facebook), Satya Nadella (CEO de Microsoft), Dara Khosrowshahi (CEO d’Uber)…

Viva Technology 2018 s’ouvre ce jeudi à Paris et se terminera samedi avec une journée ouverte au grand public. Mais d’ici là, de nombreuses rencontres business auront eu lieu. Le salon attend en effet 8.000 start-up – dont 1.800 exposantes ou participantes à des sessions de pitchs –, quelque 1.400 investisseurs ainsi que les plus grands noms de l’industrie technologique tels qu’Alibaba, Google ou encore IBM.

Plus international

Très franco-français lors de ses deux premières éditions, le salon coorganisé par l’agence de communication Publicis et le groupe média Les Échos-Le Parisien a cherché cette année à s’ouvrir à d’autres écosystèmes.

Les équipes de Viva Technology se targuent d’avoir visité 24 des hubs les plus dynamiques au monde à la recherche de pépites prometteuses. Parmi les start-up présentes, plus de la moitié seront internationales et 95 pays seront représentés.

Le top 10 des pays les plus présents est: la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, Israël, l’Italie, l’Espagne, la Russie, la Corée du Sud, et l’Afrique du Sud. À cela s’ajoute la présence de 20 pavillons nationaux, dont celui du Grand-Duché.

Une vitrine de l’écosystème

Organisé par la Chambre de commerce, le pavillon du Grand-Duché sera à la fois le point de rencontre de tous les visiteurs luxembourgeois au salon, mais aussi et surtout la vitrine de l’écosystème start-up local. «Avec l’ouverture récente de la House of Start-ups, Viva Technology nous paraît être l’événement idéal pour nous positionner à l’international et attirer l’attention sur le Luxembourg», explique dans un communiqué la CEO de la Host, Karin Schintgen.

Une cinquantaine de participants constitueront la délégation luxembourgeoise, qui sera surtout représentée par des PME et des grandes entreprises comme Cargolux, Goodyear ou BGL BNP Paribas. Seulement deux start-up se sont officiellement inscrites, CarPay-Diem et Klap.

«Jusqu’à aujourd’hui, mis à part le pavillon national à la Cebit (salon de l’ICT d’Hanovre, ndlr) où une partie est dédiée aux start-up et à l’innovation, nous ne finançons pas d’autres pavillons nationaux visant plus spécifiquement ce segment», précise le directeur de la Chambre de commerce, Carlo Thelen, dans le même communiqué. «Une présence à Viva Technology nous a semblé être le meilleur choix pour combler ce manque.»

Reste à voir si ces efforts porteront leurs fruits. Ce qui est sûr, c’est que le Luxembourg se fait de plus en plus visible sur ce type d’événement. Les couleurs du «national brand» étaient déjà présentes lors du CES de Las Vegas, en début d’année.