PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Étude

Paiement mobile: gagner la confiance de l'utilisateur



Au Luxembourg, les habitants restent méfiants vis-à-vis du paiement mobile. La confiance, quand elle passe, tient à l'app de sa banque seulement. (Photo: Kix / Licence CC)

Au Luxembourg, les habitants restent méfiants vis-à-vis du paiement mobile. La confiance, quand elle passe, tient à l'app de sa banque seulement. (Photo: Kix / Licence CC)

Alors que le paiement mobile a le vent en poupe dans la plupart des pays européens, les consommateurs luxembourgeois se montrent encore réservés vis-à-vis de ce sujet. Leur hésitation serait surtout due à une relative méfiance par rapport aux applications.

Selon le dernier ING International Survey, plus de trois quarts (77%) des résidents luxembourgeois n’ont jamais utilisé d’application de paiement mobile. Le Grand-Duché reste ainsi en dessous de la moyenne européenne (63%).

Cette hésitation à faire usage du paiement mobile s’explique par deux facteurs: 32% des interrogés déclarent n’avoir jamais eu l’occasion d’utiliser une telle application et 52% déclarent ne pas avoir confiance en ce type d’applications.

Quant aux utilisateurs d’applications de paiement mobile, la plupart d’entre eux fait confiance à celles proposées par leur banque (85%) et non à celles développées par d’autres acteurs.

Un peu mieux que l'année avant

La confiance des consommateurs envers les paiements mobiles est pourtant en train d’augmenter légèrement.

Alors qu’en 2013, seulement 24% des résidents luxembourgeois affirmaient avoir confiance et ne pas penser risquer de perdre leur argent en cas de paiement via mobile, ils étaient déjà 28% en 2014.

Mais là aussi, la moyenne européenne reste beaucoup plus élevée, avec 41% en 2014, contre 37% en 2013.

Le smartphone et le bitcoin attendent

Il en résulte que les Luxembourgeois, selon cette étude, restent plus enclins à payer en cash que leurs voisins européens. Seulement 23% des résidents affirment avoir l’intention de payer de plus en plus leurs achats avec leur smartphone (contre 46% pour la moyenne européenne). En plus, ils adoptent une position critique par rapport aux monnaies alternatives, comme le bitcoin: seulement 5,1% déclarent faire confiance à la devise virtuelle, contre 14% des sondés pour la moyenne européenne.