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Parution

Pacte productiviste



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La nouvelle édition du Lëtzebuerger Land est dès ce vendredi matin dans les kiosques. (Photo: Land)

Ce vendredi, le Lëtzebuerger Land s’intéresse au pacte expansionniste proposé par Luxlait et aux démissions de producteurs bio. L’hebdomadaire s’attarde aussi sur la série documentaire Routwäissgro à mi-parcours et fait le point neuf mois après LuxLeaks.

N’ayez crainte, produisez autant que vous pouvez, nous on s’occupera de tout écouler – en Chine, en Europe, en Afrique ou en poudre. Telle est, en substance, la teneur du pacte expansionniste proposé par Luxlait à ses membres. Or, à partir du 1er janvier, le lait bio luxembourgeois pourrait disparaître de la gamme Luxlait. Le 30 juin, huit membres, tous producteurs bio, ont adressé une lettre de démission à la coopérative. Deux mois après, le directeur de Luxlait joue sur tous les registres de la communication de crise: minimalisation («le bio, c’est un produit de niche»), résilience («nous n’avons qu’à acheter du bio à l’étranger») et bluff («nous pouvons construire une chaîne bio en deux, trois ou quatre ans»). Mais rien n’y fait, commercialement et symboliquement, le départ de paysans bio constitue un signal désastreux. L’entrée de la coopérative laitière dans la phase post-quotas fut turbulente. Mais son pharaonique projet immobilier à Erpeldange (Laduno) pourrait devenir la vache à lait des décennies à venir.

Pays rêvé, pays réel

Ils sont une vingtaine, toute une nouvelle génération de réalisateurs, à participer à la série documentaire Routwäissgro, cofinancée par RTL Télé Lëtzebuerg et le Film Fund. Quel est le pays qu’ils montrent? S’il fallait distiller une philosophie générale de la série Routwäissgro, ce serait la prise de conscience de la solitude existentielle de l’homme dans une vie matériellement plus ou moins bien située, dans un contexte familial plus ou moins chaotique ou dans une vie professionnelle plus ou moins gratifiante. Le Land fait un bilan à mi-parcours.

Données incertaines

Neuf mois après LuxLeaks, on peine toujours à analyser la marée de documents, les centaines de rulings rendus publics par le consortium de journalistes ICIJ. La Commission européenne n’a pas réussi à finaliser les enquêtes contre Amazon, Fiat, Apple et Starbucks avant l’été. En Allemagne, malgré l’identification de quelque 140 rulings qui touchent des contribuables allemands, dont 22 font l’objet d’un contrôle approfondi, aucun redressement ne s’est fait jusqu’à présent. La commission spéciale «taxe» du Parlement européen, censée évaluer la politique fiscale des États membres, qui vient de rendre son rapport préliminaire, ne peut donner aucune indication chiffrée des dégâts causés aux administrations fiscales d’autres pays. Ce qui ne l’empêche pas de tirer des conclusions sur les mesures nécessaires pour combattre l’optimisation fiscale des multinationales.