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Objectifs ambitieux pour Supercard



Il y a une semaine, Supercard a fait son apparition sur le marché luxembourgeois. Une petite carte orange de fidélité, à utiliser dans plusieurs magasins partenaires et qui rapporte des points à chaque achat effectué. La société Big Time, qui a lancé ce projet, espère attirer un maximum de 180.000 utilisateurs et quelque 200 commerçants partenaires.

L'idée ne date pas d'hier. Elle germait déjà dans la tête d'un des associés de Big Time, Bas Schagen, depuis près de 7 ans. Il fallait simplement trouver le bon moment pour la concrétiser, ce qui fut fait de manière plus active à partir de l'automne 2003, pour aboutir, en mai 2004, à la création de la société Big Time qui emploi, aujourd'hui, 10 personnes.

Le principe existe déjà en Allemagne ou aux ays-Bas. Encore fallait-il l'adapter au marché luxembourgeois. Partant du constat que bon nombre de magasins offrent, aujourd'hui, à leur clientèle, une telle carte de fidélisation - ce qui devient rapidement "encombrant", en dépit de la taille réduite de ces cartes - Big Time a donc développé ce concept d'une carte unique pouvant être utilisée dans plusieurs magasins.

Le principe de Supercard est simple: l'utilisateur de cette carte - gratuitement obtenue et immédiatement utilisable auprès des commerçants partenaires - se voit créditer d'un point pour chaque cent d'euros dépensé, sur base d'une remise - variable - accordée par chaque commerçant. Il se constitue ainsi une cagnotte qu'il peut ensuite convertir en cadeau auprès des différents partenaires commerciaux. Avec la particularité qu'il est possible de cumuler le total de plusieurs cartes au moment du décompte de points.

La gamme de ces cadeaux est vaste: du multimédia à la maison, en passant par les arts culinaires, les loisirs, les produits de beauté, le fitness, ... Quelques exemple? 9.900 points pour un appareil photo numérique, 14.500 points pour une paire de boucle d'oreilles en or jaune 18 carats, 29.500 points pour un home cinema; 199.000 points pour un Flat TV Philips...

"Nous procédons nous-mêmes au choix des partenaires avec qui nous nous engageons. Nous privilégions un certain niveau de qualité et surtout des partenariats locaux exclusifs. A partir du moment où nous travaillons avec un type de commerce, nous n'allons pas proposer la carte auprès d'un commerce concurrent qui se trouverait dans une rue voisine", précise Robert Funk, directeur de Big Time.

Une quarantaine d'enseignes représentant 80 points de vente sont, à l'heure actuelle, partenaires de Supercard. Il leur en coûte entre 3.000 et 50.000 euros à l'année, selon le degré de partenariat. Un montant qui inclut, entre autres, l'installation d'un lecteur spécifique développé par Atos Worldline. "Nous aurions pu éventuellement travailler avec Cetrel, mais nous avons souhaité conserver une certaine indépendance", indique Robert Funk.

On y trouve, parmi les plus importants, la Brasserie Simon, Conforama, Mobilux, Primavera Pain ou encore Rodighiero Pneus. "Nous souhaitons viser tous les secteurs d'activités de l'économie luxembourgeoise", précise Vanessa Gourdange, chef de Publicité chez Big Time, qui annonce que des négociations sont en cours avec des partenaires du secteur de la banque et des assurances, de l'industrie pétrolière et de la grande distribution, susceptibles de donner, chacun à leur niveau, un coup de fouet supplémentaire au concept.

L'objectif annoncé est d'arriver "le plus vite possible" à un total de 200 points de vente répartis sur tout le territoire du Luxembourg, et de convaincre 100.000 utilisateurs d'ici à un an. "Nous visons un maximum de 180.000 utilisateurs", indique M. Funk, qui justifie ses ambitions au vu du nombre de foyers au Luxembourg (180.000), de travailleurs frontaliers (110.000) et de consommateurs occasionnels (80.000).