POLITIQUE & INSTITUTIONS

Initiative sociale

Objectif Plein Emploi vers le plan social



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Le budget 2013 de l’asbl OPE ne permet pas de garder tous les salariés de la tête de réseau, qui bénéficie au final à un millier de personnes en insertion. La procédure n’est pas encore enclenchée mais le plan social est inévitable. OPE compte actuellement quelque 110 postes.

C’est un comble, mais c’est comme ça : l’asbl Objectif Plein Emploi prépare un plan social. « Nous avons dû l’annoncer au personnel jeudi soir, confirme Christina Schürr, porte-parole d’OPE. Le plan social est inévitable, dans l’état actuel de nos moyens financiers. Par contre, nous avons fait de l’information, nous n’avons pas encore lancé la procédure. Il n’y a pas non plus de date butoir par conséquent. Et on ne peut avancer aucun chiffre quant au nombre de personnes dont nous devrons nous séparer. »

L’asbl OPE est la tête du réseau dont bénéficie, via des programmes cofinancés par les pouvoirs publics (nationaux et locaux) et des initiatives de terrain juridiquement indépendantes, une population de près de 1.000 personnes en réinsertion socio-professionnelle.

Le budget 2013 trop juste

L’asbl emploie quant à elle quelque 110 personnes, dont beaucoup ne travaillent pas à temps plein. Le plan social en préparation ne devrait pas affecter les programmes de terrain, et ne doit concerner que le personnel de la tête de réseau.

Au siège d’OPE, au Centre de Ressources du Moulin Bestgen à Schifflange, la situation est jugée « préoccupante ». Les raisons du dégraissage à venir sont purement financières : « Le budget 2013 tel qu’il se présente ne nous permet pas de garder tout le monde, malheureusement », précise Christina Schürr. Aucun chiffre n’est donné par ailleurs.

Pas de nouvelles du ministère

Les financements d’OPE sont divers, et l’aide de l’État est substantielle. Or on sait qu’un rapport d'audit, demandé par le ministère du Travail et de l’Emploi, qui a la tutelle des initiatives comme OPE, avait conclu à un déficit de l’ordre de 6 à 7 millions d'euros. Depuis l’annonce du « plan social inévitable », OPE n’a semble-t-il pas eu de nouvelles du ministère.

OPE existe depuis 1999 et doit beaucoup à feu John Castegnaro. L’initiative pour le développement social et l’insertion professionnelle venait d’ailleurs du syndicat OGBL et de l'Action sociale pour jeunes. D’autres associations du même genre avaient vu le jour, comme ProActif, à l’iniatitive du LCGB celle-là. Cette dernière a aussi eu de gros soucis financiers et aussi fait l’objet d’audits poussés commandés par le ministère.