ENTREPRISES & STRATÉGIES

Écosystème start-up

Nyuko accélère le mouvement



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Laurence Vandehoeke, Thibaut Ciccone et Maximilien Schuh se consacrent à développer et affiner le programme d’accélération. Sur neuf mois, les start-up auront 3x50h de formation. (Photo: Nyuko)

Neuf mois pour passer d’une idée à un produit ou service fini à diffuser sur le marché. Telle est la promesse du nouveau programme d’accélération de Nyuko. Elles seront 15 jeunes pousses à bénéficier de coaching, formations dédiées ou ateliers de prototypages.

Finalisé cet été et lancé à la rentrée par Nyuko, un nouveau programme d’accélération fait la synthèse de tout ce que la structure a à offrir en termes de réseau, de coups de pouce et d’expertise.

«Riche et dense, ce programme repose sur plusieurs piliers: un parcours de formation intensif, du coaching et une mise à disposition de compétences, notamment en communication, vente ou recherche de financement, et un accès à notre vaste réseau de partenaires et à des services moins chers», cadre Laurence Vandenhoeke, responsable du programme et fraîchement arrivée chez Nyuko. «On leur propose aussi de profiter de notre espace de co-working.»

Nyuko

Les start-up pourront s’installer chez Nyuko et étendre leur réseau.

Pour profiter de l’ensemble du programme, qui sera encore affiné dans les semaines à venir, les jeunes pousses ne devront débourser que 360 euros. Cette somme passera à 500 euros pour les entreprises souhaitant se concentrer exclusivement sur la formation. Les inscriptions se feront alors via la House of Training. 

Couvrir tout le spectre

Le coup d’envoi du trajet d’accélération aura lieu le 20 octobre. Si l’offre a volontairement été limitée à 15 participants pour garantir une interactivité, il reste encore quelques places. Volontairement large, la cible est constituée de tous types d’entreprises et secteurs.

L’idée est que le groupe soit diversifié pour faciliter l’apprentissage mutuel.

Laurence Vandenhoeke, Nyuko

C’est la personnalité du porteur de projet qui fera la différence pour départager les candidatures. Un comité «Conseil» sera bientôt chargé de composer la sélection finale. «L’idée est que le groupe soit diversifié pour faciliter l’apprentissage mutuel», ajoute Laurence Vandenhoeke.

Divisé en trois cycles de trois mois dénommés «garage band» pour les «early stages», «opening band» pour passer du prototype au premier client, et «rock star» pour attaquer le marché à plus grande échelle, le cycle de formation entend couvrir toutes les étapes de la vie d’une start-up. «Pour construire le programme, nous nous sommes inspirés de ce qui se faisait de mieux à l’étranger. Nous avons notamment opté pour une approche lean reposant sur des itérations successives», soutient Thibaut Ciccone, event manager chez Nyuko depuis un an, en charge de la partie formation.

Quitter sa zone de confiance

Dans l’idéal, chacune des 15 start-up passera par chaque étape du trajet, qui totalise à chaque fois 50h de formation. D’octobre à janvier, ce sera la première phase. En janvier débutera la deuxième phase au côté d’une nouvelle salve de start-up entamant la première.

Nous voulons les faire sortir de leur zone de confiance.

Thibaut Ciccone, Nyuko

«Notre ambition est qu’en neuf mois, les participants puissent faire de leur idée un succès. Nous voulons confronter leur projet à chaque instant et les faire sortir de leur zone de confiance», ajoute encore Thibaut Ciccone.

Issus de toute la Grande Région, les formateurs, eux-mêmes entrepreneurs et choisis pour leurs propres expériences professionnelles, adopteront une approche «hands on» et pragmatique à travers tout le parcours. Et Thibaut Ciccone d’affirmer: «Nous voulons que nos start-up repartent à la fois avec des compétences et une idée approuvée.»