ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Boris Pfeiffer (Kabam)

« Nous sommes une entreprise fun »



Boris Pfeiffer (Kabam) : « Nous n’avons pas encore décidé de déménager notre datacenter au Luxembourg. » (Photo : Kabam)

Boris Pfeiffer (Kabam) : « Nous n’avons pas encore décidé de déménager notre datacenter au Luxembourg. » (Photo : Kabam)

Le premier Online Gaming Forum a lieu ce mardi. L’événement est organisé par Lu-Cix, le point d’échange Internet luxembourgeois créé en 2009. Trois questions à Boris Pfeiffer, managing director de Kabam Europe, un des intervenants de cette conférence, nouveau lieu de networking pour une industrie en plein essor. La société de gaming américaine vient de faire du Luxembourg son quartier général sur le Vieux Continent. Installée depuis mars, elle y emploie déjà 40 personnes.

Pourquoi avez-vous choisi le Luxembourg comme siège de vos activités européennes ?

« Pour deux raisons. D’abord, nos jeux sont très populaires en Europe. Nous voulions fournir à nos clients le meilleur service possible en termes de support et de gestion des produits. Le Luxembourg nous convenait, car nous y trouvions un personnel polyglotte et international. Ensuite, notre équipe de management provenait de divers horizons, Londres, l’Espagne, l’Italie… Nous avons cherché un endroit qui convienne à tout le monde. Et cela ne gênait personne de déménager au Luxembourg.

D’autres raisons vous ont-elles convaincu ? Par exemple l’exonération de 80 % des revenus de propriété intellectuelle dont bénéficient les fabricants de logiciels sur leurs droits d’auteur ?

« Nous sommes en train d’examiner cet avantage fiscal, mais nous ne l’utilisons pas encore. Ce qui nous a attirés ici, c’est l’aspect international et multiculturel, pas la fiscalité. De toute façon, il ne faut pas prendre la décision de s’implanter quelque part en fonction de ce type de considérations, car la fiscalité est susceptible de changer tout le temps. En revanche, depuis que nous sommes ici, nous avons découvert l’implication et la disponibilité du gouvernement pour nous aider, nous conseiller. Cela constitue un autre avantage certain. C’est vraiment unique pour une petite société comme la nôtre. Je suis Allemand et je peux vous dire qu’en Allemagne, il faut au moins s’appeler Siemens ou avoir 5.000 salariés pour mériter une telle attention. Je suppose que les autres entreprises de gaming installées au Luxembourg raisonnent comme nous. En ce qui concerne les infrastructures, nous n’avons pas encore décidé de déménager notre datacenter au Luxembourg. Il se situe pour l’instant à Las Vegas. Mais nous sommes actuellement en discussions avec des fournisseurs locaux. Nous constatons qu’il y a beaucoup de choses positives ici en termes de connectivité. Nous n’avons pas encore pris de décision.

Comment s’est déroulée votre implantation ? Quels sont vos effectifs ? Avez-vous éprouvé des difficultés pour recruter ?

« Nous sommes installés ici depuis mars 2011. Nous employons déjà 40 personnes occupées principalement à la gestion des produits, au support clients. Notre personnel est très diversifié en termes de nationalités. C’est utile pour les différents pays que nous couvrons. Nous allons continuer d'embaucher en fonction de notre croissance, à un rythme toutefois moins rapide que jusqu'à présent. Cela a été très facile de les recruter, car nous sommes une société très attrayante, une entreprise fun. Nous n’avons pas de code vestimentaire particulier, pas d’horaires fixes. On fournit de la nourriture et des boissons gratuitement, des déjeuners pour tout le monde. Notre environnement de travail (rue Thomas Edison à Strassen, ndlr.) est très agréable. Nous avons des consoles de jeux Xbox, PS3... Nous sommes une entreprise californienne très relax. C’est une offre vraiment unique pour les gens au Luxembourg. »