POLITIQUE & INSTITUTIONS

Mobilier urbain du tram

«Nous avons quitté la logique du sur-mesure»



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Les simulations réalisées par le cabinet d’architectes londonien Lifschutz Davidson Sandilands Island Studios avaient servi à présenter les premières projections de la ligne de tram. (Illustration: Lifschutz Davidson Sandilands Island Studio)

Alors que la communication autour du futur mobilier urbain du tram a été réalisée en se basant sur le travail du vainqueur du concours international désigné en 2009, les aménagements à venir seront finalement standard, annonce jeudi Luxtram.

Le chantier du tram prend un tour de plus en plus concret. Après la pose des premiers rails le long du boulevard Kennedy et les modifications de la voirie du côté du Limpertsberg, les choses vont s’accélérer au cours des prochains mois. L’arrivée des premières rames prévue pour le printemps 2017 et l’installation des éléments du mobilier urbain dans le courant de l’année prochaine vont également permettre de concrétiser un projet évoqué depuis plus d’une décennie.

Mais contrairement à ce qui avait été évoqué par le passé, les barrières de protection, les luminaires et autres appuis pour vélos ne seront pas réalisés sur mesure. Les idées proposées par le cabinet d’architectes londonien Lifschutz Davidson Sandilands Island Studios, vainqueur désigné en 2009 du concours international, seront laissées de côté. Et ce, alors même que la communication autour du projet de tram s'est longtemps basée sur celles-ci.

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Illustrations: Lifschutz Davidson Sandilands Island Studios.

«Nous avons décidé, il y a quelques temps déjà, de ne pas donner suite aux travaux réalisés par le vainqueur du concours pour nous tourner vers un mobilier standard qui s’intégrera avec ce qui existe d’ores et déjà dans la capitale», explique Frédéric Belony, directeur technique de Luxtram, contacté par Paperjam.lu. «Nous avons quitté la logique du sur-mesure.» Qualifiée de «choix politique», cette décision a été prise «en interne» avec l’accord des actionnaires et n’avait pas été rendue publique jusqu’à présent. Un choix qui a donc été entériné par la Ville de Luxembourg et le ministère du Développement durable et des Infrastructures (MDDI), actionnaires de respectivement un tiers et deux tiers de Luxtram.

Selon Sam Tanson (Déi Gréng), première échevine de la capitale, «le coût du projet proposé par le cabinet d’architectes était effectivement élevé, mais ce n’est pas ce qui a motivé ce changement. C’était avant tout la nécessité d’harmonisation avec le mobilier existant.» Le MDDI, de son côté, n’était pas en mesure d’apporter d’autres précisions sur cette question, notamment sur le montant éventuel des économies réalisées.

Deux appels d'offres pour 24 stations

Selon l’appel d’offres européen mis en ligne fin mai et qui court jusqu’au 10 août prochain, Luxtram recherche «30 corbeilles de propreté», «500 barrières de protection», «six fontaines à boire» ou encore «72 grilles d’arbres» pour un projet fractionné en quatre étapes, étalées entre le second semestre 2017 et le second semestre 2021. Soit les dates de mise en service prévue des différents tronçons du tram.

Ne peuvent se porter candidates que les sociétés «ayant une compétence et une expérience importante en conception, livraison, mise en service, maintenance et exploitation de mobilier de station de tramway». Selon Frédéric Belony, un appel d’offres spécifique aux abris de tram a été lancé, car associé à la gestion des publicités qui seront présentes sur les côtés des structures. Au total, d’ici 2021, la ligne de tram comportera 24 stations réparties entre le Findel et la Cloche d’Or.