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Recrutement en ligne

Money for Job: le groupe failli aussi



Vincent Balzano avait expliqué la faillite de la Sàrl Money for Job et dévoilé les ambitions nouvelles du groupe MFJ. ( Photo : Julien Becker – archives)

Vincent Balzano avait expliqué la faillite de la Sàrl Money for Job et dévoilé les ambitions nouvelles du groupe MFJ. ( Photo : Julien Becker – archives)

La société Money for Job, derrière le portail d’accès à l’emploi, avait sombré le 20 février. Le groupe luxembourgeois MFJ, détenteur des droits, annonçait des projets, une levée de fonds, une reprise du concept par un partenaire RH. Mais MFJ Group a été déclaré en faillite aussi.

Le jugement a été prononcé à Luxembourg par la juge Nadine Walch, le 3 avril dernier. MFJ Group a été déclaré en faillite. Et Me Alexandre Dillmann en est le curateur désigné. Derrière les initiales MFJ, il faut lire Money for Job. Or la plateforme en ligne de recrutement et d’accès à l’emploi avait déjà, le 20 février dernier, été mise à l’avant de l’actualité des faillites, par le biais de la déconfiture de la Sàrl Money for Job.

À ce moment, Vincent Balzano, CEO de Money for Job, expliquait que le groupe MFJ, détenteur luxembourgeois des droits de propriété intellectuelle et tête de pont financière, négociait une «grosse levée de fonds» pour se renforcer et «travailler avec de nouveaux partenaires». Il était question d’investisseurs institutionnels européens. Quant au concept Money for Job, il était en pourparlers de reprise avec «plusieurs opérateurs potentiels» pour être exploité, notamment au Luxembourg. Le deal devait être révélé «au printemps».

Les adresses ne répondent plus

Mardi après-midi, les adresses mail «moneyforjob» ne donnaient plus signe de fonctionnement, de même que la page Facebook liée aux contenus Money for Job.

Comme le CEO n’a pas pu être joint par Paperjam.lu, pas plus que les contacts commerciaux de la société au Luxembourg, il reste donc des questions en suspens à ce stade.

Soit le deal est toujours en marche et la «mise en faillite» correspond à une nouvelle forme de sabordage – la Sàrl Money for Job avait été sacrifiée sur l’autel des négociations de reprise, avait témoigné M. Balzano –, soit la levée de fonds espérée n’a pas été menée à bien et le groupe n’y a pas survécu.