ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Mobilité

Mileswap réinvente l’échange de voitures



img_0442.jpg

Marco Mignani, à gauche: «Le fait d’être retenu pour représenter le Luxembourg au prochain CES de Las Vegas constitue un formidable tremplin pour accroître notre visibilité.» (Photo: Mileswap)

Louer une voiture n’est pas la panacée. Entre le coût de la location et la franchise à régler en cas d’accrochage ou d’accident, l’opération peut se révéler coûteuse. Et une source de stress. La plate-forme Mileswap mise sur la confiance et l’échange entre les membres de sa communauté. Rencontre avec un des cofondateurs, Marco Mignani.

Contrairement aux services de location de véhicules entre particuliers, la start-up, anciennement CarVroom, est fondée sur les notions d’échange et de réciprocité. Chacun peut ainsi mettre sa voiture à disposition des autres membres de la communauté et emprunter en retour un utilitaire ou un véhicule particulier quand il en a besoin.

Monsieur Mignani, comment fonctionne Mileswap?

«Sur Mileswap, l’échange de véhicules se fait de manière démonétisée. Lorsqu’un nouveau membre s’inscrit, il ajoute son véhicule et reçoit un certain nombre de points, les ‘milespoints’. Ceux-ci sont calculés par notre algorithme en fonction de la marque, du modèle, de l’ancienneté et du kilométrage du véhicule. Lorsqu’il prête sa voiture, le membre gagne des points et peut les réutiliser pour emprunter à son tour l’auto d’un membre.

Notre plate-forme sera lancée le 1er novembre sur les marchés français et luxembourgeois après une première phase de tests concluante. Nous profitons de ce lancement pour changer notre nom de CarVroom en Mileswap, un intitulé qui reflète plus notre mode de fonctionnement.

Quelle est votre stratégie pour rendre cette plate-forme rentable?

«La plate-forme est entièrement gratuite pour les utilisateurs. Nous introduirons progressivement des services optionnels payants. Nous proposerons ainsi une assurance multirisque pour la période d’échange avec un tarif par jour d’utilisation, puis dans un second temps, un système de rachat de points pour le cas où l’utilisateur ne disposerait pas d’assez de crédit pour emprunter un véhicule.

Nous travaillons également sur un service de caution, où, en tant que tiers de confiance, nous prélèverons une commission de 3,5% sur la somme mise en garantie. Proposée gratuitement au lancement de la plate-forme, la vérification du profil utilisateur (avec possibilité de télécharger carte d’identité, permis de conduire, carte grise et certificat d’assurance du véhicule) pourrait ensuite devenir payante. 

Le développement à l’international fait aussi partie de nos priorités.

Marco Mignani, cofondateur de Mileswap

Quelle est votre vision à moyen et long termes?

«D’ici novembre 2019, nous comptons séduire entre 5.000 et 10.000 utilisateurs dans cinq grandes villes françaises (Paris, Nice, Toulouse, Lille et Metz). Par la suite, outre l’extension à d’autres villes en France, nous souhaitons approcher les grandes entreprises afin qu’elles proposent notre service au sein de leurs propres structures. Le développement à l’international fait aussi partie de nos priorités. Le fait d’être retenu pour représenter le Luxembourg au prochain CES de Las Vegas constitue un formidable tremplin pour accroître notre visibilité.»