POLITIQUE & INSTITUTIONS
POLITIQUE

Luxembourg à l’étranger

Michel Majerus entre dans les collections du MoMA



michel-majerus-what-looks-good-today-may-not-look-good-tomorrow-1346225854_org.jpg

L'oeuvre de Michel Majerus entre dans les collections new-yorkaises (Photo: Kunstmuseum Wolfsburg)

Le prestigieux musée new-yorkais a fait l’acquisition d’une œuvre de l’artiste luxembourgeois intitulée «What looks good today may not look good tomorrow».

C’est un des artistes luxembourgeois les plus importants dans l’art contemporain, un des (très) rares à avoir bénéficié d’une exposition monographique, non seulement dans son pays, au Mudam, mais aussi à Graz (Kunsthaus), Amsterdam (Stedelijk Museum), Hambourg (Deichtorhallen) et Hanovre (Kestnergesellschaft).

Le travail de Michel Majerus passe une étape supplémentaire dans la reconnaissance internationale avec l’acquisition par le prestigieux Museum of Modern Art (MoMA) de New York de son œuvre: «What looks good today may not look good tomorrow.»

Michel Majerus est né à Esch-sur-Alzette en 1967. Après son éducation au Luxembourg, il suit des études à l'Académie de Stuttgart auprès de Joseph Kosuth, puis s'installe à Berlin qui lui fournit ce dont il a le plus besoin: des images, des couleurs et des impressions. Il participe à de nombreuses expositions et est cité dans plusieurs livres de référence sur la jeune génération d’artistes. Luxembourg prend conscience de son importance lors de l’exposition Manifesta 2 en 1998 et il participe l’année suivante à la Biennale de Venise.

Une réflexion sur notre temps

Passager du vol Luxair Berlin-Luxembourg, il décède dans l’accident de l’avion en 2002, laissant derrière lui une œuvre originale oscillant entre peinture et installation, que l’on peut rapprocher d’un pop art contemporain, revu par la critique sociale, l’influence de la rue et des technologies numériques. «En calquant son travail sur la cadence folle d’un monde qui produit et diffuse des signes en temps réel, Michel Majerus nous donne précisément matière à réflexion sur ce temps», détaille le Mudam sur son travail.

Pendant sa courte carrière, l’artiste a en effet digéré l’esthétique des années 1990-2000, celle d’un monde qui produit plus d’images qu’il ne peut en avaler. Il avait compris ce que nous réservait bientôt l’esthétique du monde 2.0. Concentrée sur la part visuelle de nos sociétés de consommation, l’œuvre de Majerus présente un regard fasciné, mature, évidemment polyvalent sur les ambiguïtés de la communication.

En entrant dans les collections du MoMA, Michel Majerus rejoint l'artiste luxembourgeois Paul Kirps, qui y est également présent.