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Gilles Rod

«Mélanger les genres, en mélangeant les gens»



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Gilles Rod deviendra en septembre le premier directeur de l'Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte, qui était dirigée jusqu'ici par son seul conseil d'administration. (Photo: Laurent Antonelli - L'Oeuvre)

Futur ex-directeur du Comité national de défense sociale (CNDS), Gilles Rod deviendra en septembre le premier directeur de l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte qui était dirigée jusqu’ici par son seul conseil d’administration. Pressé d’embrasser ce poste, il évoque l’un ou l’autre de ses projets.

Au nombre de la centaine de personnes qui a assisté ce lundi à la présentation du bilan 2016 de l’Œuvre nationale de secours Grande-Duchesse Charlotte figurait un observateur attentif. Gilles Rod, actuel directeur du Comité national de défense sociale (CNDS), prendra en effet la direction de l’Œuvre à compter de la rentrée prochaine, selon une décision déjà intervenue en février dernier.

«Je réalise aujourd’hui à quel point j’ai fait un douloureux, mais aussi un bon choix en changeant de ‘patron’», souligne Gilles Rod, rappelant qu’il a été pendant des années actif au niveau de différentes asbl dans le domaine des personnes souffrant de troubles psychiques d’abord – en tant que chargé de direction de l’ATP asbl – puis dans l’aide aux personnes socialement défavorisées, à la tête du CNDS qu’il dirige depuis 2007.

Une expérience d’acteur

«J’ai donc une grande expérience du secteur social et, comme acteur, j’ai une très grande reconnaissance envers l’Œuvre», poursuit-il, se disant en mesure «d’apprécier le travail» réalisé par cette institution pour soutenir ces organismes dont il a – au cours d’une carrière déjà longue – fait partie.

«Cette nomination est une grande joie et représente aussi pour moi pas mal d’attentes par rapport à ce nouveau challenge», explique encore Gilles Rod pour qui l’Œuvre est «certes une vieille dame de presque 75 ans, mais qui a toujours su évoluer. Et je sais qu’il y a encore pas mal de choses qu’on peut faire ensemble, avec le secteur et pour le secteur.»

Mais il doit, dit-il, d’abord maîtriser l’envergure complète du projet. «C’est vrai que je connais très bien le secteur social et assez bien les secteurs culturel et environnemental. Par contre, pour ce qui est du sport et de la santé, j’ai encore quelques sérieux efforts à faire.»

En revanche, ce qu’il sait déjà très bien de l’Œuvre, «c’est qu’elle a toujours été capable de rassembler auprès d’elle énormément d’acteurs d’horizons différents, et je pense que le grand défi pour les années à venir – en tout cas celui que je me suis fixé – c’est de renforcer cette capacité qu’a l’Œuvre de mettre les gens ensemble autour d’une table.»

Un projet de formations

Mais aussi de mélanger les genres, ou les secteurs, qui n’ont pas pour habitude d’être mêlés. Pas plus que «les gens», poursuit Gilles Rod, qui souhaite développer des projets entre des personnes du secteur social et des personnes du secteur culturel, «ce qui peut être, à mon avis, très intéressant. Tout comme mélanger le secteur de l’environnement et celui du social.»

«Si les acteurs ont besoin d’une éventuelle aide financière, ils ont également besoin d’échanger entre eux, d’apprendre des autres et éventuellement de formations que l’institution pourra peut-être proposer dans le futur», affirme encore le futur directeur de l’Œuvre.

«Pas mal de choses sont encore un peu vagues, du fait que je n’ai pas encore commencé à travailler», conclut-il. «Mais je vais m’y mettre dès le 1er septembre. Et j’ai une très grande envie de le faire, car il y a énormément de potentiel.»